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Un carnet de voyage
Depuis 2004, chaque voyageur a accès,
au moment de son inscription, à un carnet d'environ 40 pages
contenant notre charte éthique, des conseils au niveau
de la santé et de la sécurité, des trucs
pour se préparer adéquatement (physiquement
et psychologiquement), les responsabilités du guide
et du voyageur, la vie de groupe, etc. Une section est consacrée
au voyage plus spécifiquement, notamment au niveau
des us et coutumes du pays visité. Une bibliographie
avec suggestions de lectures (et commentaires) est également
présente. Ce carnet, qui pourrait se nommer : « l'Art
du voyage » est notre façon de responsabiliser
le voyageur. De le rendre redevable de sa propre éthique.
Il remplace aussi, en quelque sorte, la réunion pré-départ,
à laquelle tout le monde ne pouvait assister de toute
façon. Il est surtout beaucoup plus complet. Plus question
de dire... «Je ne savais pas, je n'étais pas à
la réunion!». Alors, tout comme la charte éthique,
ce carnet est un contrat moral, un engagement, entre le voyageur
et les populations visitées, l'environnement, mais
aussi envers les autres voyageurs.
En voici quelques extraits:
Culture et traditions du pays hôte
- La magie de notre planète repose sur la diversité des cultures et des traditions.
L'incompréhension de cette différence est encore beaucoup trop
fréquente. Juger selon nos valeurs est toujours une erreur. Cherchons toujoursà comprendre pourquoi quelque chose est différent (de par son histoire,
sa religion, ses traditions, ses légendes, etc.).
Les langues et la communication
- On ne dira jamais assez l'importance de faire l'effort de connaître
quelques mots de la langue ou du dialecte local. C'est montrer déjà beaucoup
de respect pour la culture du pays visité, de la curiosité aussi, et cet
effort ne manquera pas d'attirerénormément de sympathie et des discussionséchevelées (avec beaucoup de signes de mains et de sourires) qui
aboutiront peut-être à de jolies amitiés.
Support aux communautés locales
- Les Karavaniers du monde travaillent en partenariat avec des contacts
locaux et donc directement avec les intervenants des différentes communautés.
Nous préférons (si la chose est possible) travailler avec les gens
des villages où nous passons plutôt qu'avec les gens des villes plus éloignées.
Les petits groupes
- Un groupe de 15 personnes est encore raisonnable. Seuls les petits
groupes permettent aux écosystèmes fragiles de ne pas se fragiliser davantage
et aux populations locales de vous intégrer au moins partiellement.
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