Respect du droit des peuples à gagner
dignement leur vie
L'industrie touristique est le secteur économique qui croît le plus rapidement. Environ 10% des revenus mondiaux proviennent de cette activité. La majorité des sommes amassées ne se rend toutefois pas directement aux populations locales ! Il est essentiel d'y remédier.


Support aux communautés locales

Les Karavaniers du monde travaillent en partenariat avec des contacts locaux et donc directement avec les intervenants des différentes communautés. Nous préférons (si la chose est possible) travailler avec les gens des villages où nous passons plutôt qu'avec les gens des villes plus éloignées. Cette règle devrait s'appliquer aussi pour les voyageurs indépendants (par exemple, une agence de Cusco plutôt que de Lima, de Leh plutôt que de Delhi). De cette façon, il est probable qu'une partie au moins de l'argent profite directement aux communautés visitées.

Si possible, il faudrait éviter de fréquenter les grandes chaînes hôtelières. Encourageons plutôt les industries touristiques locales et les zones rurales. En plus de créer des revenus pour les familles de ces régions souvent négligées (et donc d'éviter l'exode rural), on a l'occasion de découvrir le charme des petits restaurants et auberges. Le vrai pays est là! On n'a rien vu de la France si on n'a vu que Paris!


La fondation Babu Chhiri Sherpa

La fondation Babu Chhiri Sherpa est une suite logique de ce type d'implication. Babu était un ami. (Voir sa vidéo) Nous avions discuté ensemble de la myriade de problèmes (et inversement de possibilités) affectant les villages reculés de son pays. L'éducation nous semblait à tous le secteur à favoriser afin d'espérer un développement durable au Népal. Plusieurs écoles ont déjà été construites dans des vallées éloignées, permettant pour la première fois un accès régulier à l'éducation pour les enfants du coin. De plus, une quantité importante de matériel scolaire (livres particulièrement mais aussi crayons, cartables, etc.) a pu être acheminée vers le Népal (et ensuite vers les villages) grâce à nos voyageurs. Il est donc possible (et on espère pouvoir dire «probable» bientôt) qu'un groupe se voie demander d'apporter avec lui quelques boîtes pour la fondation. Ceci exige forcément un petit effort, mais cette responsabilisation de la part de tous est justement le rôle de cette charte éthique. On vous remercie à l'avance.

Karavaniers du Monde contribue substantiellement à la fondation sur une base annuelle. On ne peut pas voyager longtemps dans ce monde si riche d'autres choses sans vouloir redonner aussi un peu de cette autre richesse, si tristement différente, et qui existe exclusivement dans notre monde à nous. Cette implication de notre part paraissait une évidence. Il n'est pas dit qu'il n'y aura pas ensuite une fondation touchant l'Amérique du Sud ou l'Afrique.

Si vous souhaitez à votre tour participer aux efforts de la fondation, il suffit d'en discuter au bureau de Karavaniers du Monde. Nous favorisons particulièrement les dons de livres scolaires (en anglais forcément), toujours difficiles à obtenir dans des régions reculées. Le matériel d'école aussi est apprécié. Quant aux dons d'argent, ils vont directement à la construction d'écoles éloignées. Nous vous remercions chaleureusement de votre aide et support dans cet important projet.


Souvenirs et cadeaux

Idéalement, il faudrait essayer d'acheter directement les souvenirs aux artisans eux-mêmes ou du moins des petites boutiques artisanales. Les grands centres de vente sont à proscrire puisque la majorité des profits ne retournent pas aux artisans.

Notez que certains individus sont prêts à vendre des objets sacrés, d'une grande rareté. N'encouragez pas cette pratique. C'est souvent illégal. Et puis, il essentiel de protéger le patrimoine culturel de notre pays d'accueil.

Quelquefois, des familles se feront un honneur et un plaisir de vous héberger. Il peut être poli alors de leur offrir quelque chose en retour (par exemple un petit vêtement, un peu de nourriture, du matériel scolaire, etc.). Ne donnez jamais "gratuitement " cependant. Ces dons doivent être un échange de services ou un cadeau qui s'est mérité par de l'attention, par de l'aide ou par une amitié nouvelle. Donner sans réfléchir peut entraîner une attitude de mendicité. Donner aveuglément est aussi parfois interprété comme un geste de mépris de la part du visiteur. Soyez conscients que plusieurs peuples ont été marqués négativement par la période coloniale. Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux souhaitent se prendre en main sans l'aide des Occidentaux.


Le marchandage

Dans la grande majorité des pays, le marchandage se pratique depuis la nuit des temps. Refuser de négocier est même parfois perçu négativement (ou du moins avec mépris). C'est une occasion de parler, de connaître, de prendre son temps. C'est un jeu qui en vaut la peine !

Il y a toutefois des limites au marchandage. N'oubliez pas que des sommes dérisoires à nos yeux peuvent avoir une grande valeur aux yeux des autres. Inversement, il faut faire attention de ne pas trop payer (consciemment bien sûr) et, par le fait même, bouleverser l'économie locale.


La mendicité

Il faut éviter de donner de l'argent, surtout aux enfants. Les friandises sont à proscrire. Elles sont la cause de caries, difficiles à soigner là où les dentistes sont rares (plusieurs jeunes nomades tibétains meurent chaque année des caries causées par les bonbons offerts).

Les crayons et stylos sont également une bonne intention qui a mal tourné. Les donner directement aux enfants, au lieu de favoriser leur éducation, les encouragent à rester dans les rues afin d'en recevoir d'autres et de les revendre à bon prix. La solution serait de les faire parvenir directement aux écoles (par le biais par exemple de la fondation Babu Chhiri, bien que les livres soient plus utiles) ou de faire un court détour pour les offrir directement au directeur d'une institution locale.


 

 
   

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