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Respect des cultures
Culture et traditions
du pays hôte
La magie de notre planète repose sur la diversité des
cultures et des traditions. L'incompréhension
de cette différence est encore beaucoup trop
fréquente. Juger selon nos valeurs est toujours
une erreur. Cherchons toujours à comprendre
pourquoi quelque chose est différent (de par
son histoire, sa religion, ses traditions, ses légendes,
etc.).
Prendre le pouls d'un pays, c'est d'abord chercher à rencontrer
les populations qui y habitent. Il faut savoir approcher
une nouvelle culture sans s'imposer. C'est une grande
marque de respect et d'ouverture. Gare à la
curiosité « non contenue » qui fait
perdre toute éthique!
N'oublions jamais que nous sommes les invités.
La façon de voyager
Lorsqu'il est possible de rejoindre à pied
un site important (particulièrement un endroit
très populaire comme le Machu Picchu), tant
mieux! Qui ne dira jamais qu'on voit la même chose
après quelques jours de marche ou quelques
heures de train? Cette lenteur volontaire permet
tous les
avantages (on y revient toujours) : appréciation
de la nature, connaissance progressive de l'histoire
en suivant des sentiers historiques, apprentissage
de la culture quechua par le contact prolongé avec
les guides locaux et les porteurs, apport économique
aux populations locales.
N'encourageons pas l'exil des populations. Il faut
essayer de visiter aussi les endroits qui ne sont
pas fréquentés excessivement par les touristes.
En plus d'aider une région peu connue (et visitée)
d'un point de vue économique, on se permet de
notre côté une plus grande latitude au
niveau des découvertes, des expériences
et des aventures.
Acceptons aussi qu'il y ait des restrictions pour
plusieurs sites...et que les prix pour les visiter
puissent monter en flèche. C'est une façon
utile d'éviter une utilisation excessive des
sites les plus populaires. N'oublions jamais que ces
lieux n'ont pas été construits pour le
seul plaisir des touristes du XXIe siècle. Leur
fragilité mérite des efforts.
La discrétion
nécessaire
du photographe
Prendre une photo à l'insu de quelqu'un doit être
vu comme un geste déplacé et même
insultant.
Il est essentiel de demander la permission et d'accepter
le refus éventuel sans insister. Quelle serait
notre réaction à nous si un touriste
approchait, s'il ne demandait rien et pourtant braquait
son appareil photo devant notre nez avant de repartir
comme un voleur. Il y a de quoi se mettre en colère!
Il ne faut jamais donner d'argent en échange
d'une photo, particulièrement si c'est un enfant.
Dans plusieurs endroits "touristiques", des
gens se spécialisent dans ce travail: photo
contre rémunération (ex: femme inca et
un lama dans les ruelles de Cusco). C'est une mauvaise
habitude puisqu'elle détruit les liens de confiance
et de familiarité qui peuvent s'établir
entre voyageurs et locaux. De plus, il y a alors un
encouragement indirect de notre part à la mendicité (ceci
est particulièrement vrai pour les enfants puisqu'ils
choisiront souvent de laisser tomber l'école).
Il arrive assez souvent que la personne photographiée
demande une copie de la photo pour elle. Il est alors
impératif de ne prendre cette photo que si vous
comptez ensuite la lui envoyer depuis le Canada (c'est
donc dire qu'il faut faire tous les efforts pour bien
noter l'adresse). Trop souvent, des voyageurs ont promis
puis ont oublié. Lorsqu'on sait que cette photo
sera peut-être la seule que possèdera
notre hôte de toute sa vie, cet oubli est peu
acceptable!
Les polaroïds sont particulièrement utiles
afin de laisser immédiatement une photo de notre
hôte lors de notre passage. Ils établissent
un lien de confiance puisque la photo se trouve rapidement
dans les mains des personnes voulues. On peut alors
prendre plus facilement des photos intéressantes
avec notre appareil principal. Notons qu'il existe
aussi des polaroïds plus petits (avec des photos
de petits formats), moins encombrants à transporter.
Lorsque nous avons le privilège d'assister à un événement
local (ex : fête communautaire, festival tibétain),
il est essentiel d'être particulièrement
discret. Il faut quelquefois beaucoup de sagesse afin
d'accepter de ne rapporter que des images... dans nos
têtes.
Réalités
locales et progrès global
On est trop exigeants des autres pays et leur culture.
Il nous faut nécessairement des endroits où les
traditions persistent depuis des millénaires,
sans même l'ébauche d'une évolution.
C'est irréaliste et réducteur.
Toutes les cultures, dans tous les pays, n'ont jamais
cessé d'évoluer et de s'influencer les
unes par rapport aux autres. Pourtant, on est facilement
déçus lorsqu'on constate la présence
du progrès. Par exemple, un village du Ladakh
sans eau courante et sans électricité peut
nous sembler plus exotique que celui qui a maintenant
une génératrice. Est-ce juste de le penser?
Serions-nous prêts à vivre de la même
façon que nos ancêtres et donc refuser
les progrès possibles et acceptables pour la
seule satisfaction de dire que notre culture est figée
et pour faire plaisir aux touristes européens
qui espèrent trouver encore les Canadiens dans
leurs cabanes de bois rond?!
Les langues et la communication
On ne dira jamais assez l'importance de faire l'effort
de connaître quelques mots de la langue ou du
dialecte local. C'est montrer déjà beaucoup
de respect pour la culture du pays visité, de
la curiosité aussi, et cet effort ne manquera
pas d'attirer énormément de sympathie
et des discussions échevelées (avec beaucoup
de signes de mains et de sourires) qui aboutiront peut-être à de
jolies amitiés. Un « Bonjour, merci, mon
nom est..., quel est ton nom?..., etc. » dans
une langue étrangère font souvent plus
pour aimer un pays (et se faire aimer de lui) que toutes
les préparations ou les photos. Votre accent
provoquera sûrement des rires, mais aussi beaucoup
de plaisir et de respect. Et ne perdez jamais votre
sens de l'humour, c'est un passe-partout international!
Attitudes et comportements
provocants
Chaque pays (chaque région même) a
ses tabous et ses interdits, mais aussi ses libertés
et ses traditions. Ce qui est provocant ou acceptable
quelque part ne l'est pas nécessairement dans
le pays voisin. Le respect de cette identité est
essentiel pour celui qui se dit voyageur. Sans cela,
il n'est pas même utile d'espérer voyager.
Certains sujets sont toujours plus délicats à aborder.
La sagesse voudrait qu'on les évite. Parler
par exemple de politique, de sexualité (et particulièrement
d'homosexualité) ou de religion (et surtout
de son absence possible) crée toujours une distanciation
entre les cultures. Ces polémiques sont inutiles
et favorisent les préjugés des deux côtés.
Il existe peu de gestes universels. Regarder dans
les yeux, toucher la tête d'un enfant, sourire à une
femme, s'embrasser en public, tous ces gestes peuvent être perçus
par certains peuples comme déplacés.
Il est essentiel de s'informer au préalable
sur les pratiques et les attitudes à adopter.
Le guide pourra vous aider.
L'exemple le plus évident est la tenue vestimentaire.
Ainsi, dans plusieurs régions musulmanes, on
doit éviter de porter des shorts. Souvent, par
politesse, nos hôtes ne diront rien. Ils n'en
seront pas moins indisposés. Pour ce qui est
des aspects particuliers de la culture du pays que
vous avez choisi pour ce voyage.
Appréciation de la nourriture
L'essai d'une nouvelle alimentation est un élément
central des voyages. Souvent, la nourriture peut sembler étrange
et son goût peut avoir de quoi étonner.
Il est important alors de faire attention à nos
réactions. Par exemple, il faudrait goûter
sans grimacer.
Certaines populations locales se privent énormément
pour nous offrir, ne serait-ce que les mets les plus
simples et refuser sous prétexte qu'on aime
moins le riz ou cette bouillie incertaine est une faute
impardonnable.
Plusieurs peuples ont des coutumes alimentaires et
des gestes précis pour accueillir les nouveaux
venus. C'est un honneur immense d'être reçu.
Buvez et goûtez alors sans discuter. Il est rare
d'être plus au cœur d'une culture que pendant
un repas.
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