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Respect de l'environnement
De nombreux
pays vantent avec raison leurs beautés
naturelles. L'environnement est souvent l'une des principales
motivations afin de visiter une région. Et c'est
malheureusement souvent ce que nous détruisons
le plus par notre passage.
Parcs et réserves
naturelles
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L'idéal serait d'éviter les endroits
où les écosystèmes sont fragiles.
Cependant, les plus beaux sites sont justement les
plus fragiles et souvent ceux que les gouvernements
négligent le plus. Un développement touristique
averti (ce qui demande des efforts et de la bonne volonté)
devient alors un outil afin d'aider à soutenir
(et même sauvegarder) les grandes merveilles
naturelles de notre planète.
Il est donc essentiel d'être extrêmement
vigilants. Il est impératif de respecter les
règles...dites et non dites! Ce que vous ne
feriez pas dans un parc de votre région, il
ne faut pas le faire ailleurs. Et cela, même
si les locaux n'ont pas encore toujours la même
sensibilisation que nous devant les problèmes
de pollution, de déboisement, d'érosion
ou de désertification. On doit donner l'exemple,
sans pour autant se donner le droit de critiquer ou
de se trouver supérieur (ce qu'on n'est pas,
surtout dans ce domaine).
Il est évident qu'il faut respecter les réglementations
en vigueur dans les réserves et parcs nationaux.
Dans la grande majorité des cas, l'argent donné va à la
conservation de l'écosystème visité.
Il est donc utile et nécessaire de payer les
taxes et les droits de passage. Exigez cependant un
reçu, afin d'éviter les fraudes.
Certains endroits sont pauvres en ressources naturelles.
Il faudrait alors éviter de consommer les ressources
disponibles (en nourriture, mais aussi en eau, en bois,
etc.). Évitons la trop commune attitude qui consiste à se
dire : « Après nous, le déluge »!
Si nous ne faisons que passer, les locaux y vivent
et doivent subvenir à leurs besoins.
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Déforestation
et érosion
Les activités touristiques non contrôlées
peuvent contribuer grandement à appauvrir
les sols. L'exemple le plus criant est l'utilisation
des guest houses sur le chemin de l'Everest : elle
est en grande partie coupable de la disparition des
forêts. Les voyageurs deviennent alors responsables
de l'appauvrissement des ressources. Lorsque possible,
on doit donc privilégier le camping et une
cuisine sur réchaud et poêle au gaz.
Quelques trucs peuvent aider à minimiser l'impact
sur les sols:
• Se déplacer par petits groupes ou en individuel
• Camper dans les zones permises
• Rester sur le sentier
• Utiliser des
poêles au gaz (ou réchauds)
au lieu de consommer du bois mort.
• Ne rien laisser de notre passage (sinon un souvenir
qui s'estompe)
Purification de l'eau
Lorsque possible, il est important d'essayer d'acheter
le moins possible l'eau en bouteille. Les contenants
en plastique sont une cause importante de pollution
puisqu'ils se retrouveront inévitablement un
peu partout, même si vous les avez jetés
dans une poubelle.
Le plus simple est de purifier l'eau (ébullition,
iode ou filtre). Notons d'ailleurs que l'eau est toujours
bouillie en trek. De la même façon, il
faut éviter d'utiliser des détergents
polluants pour se laver ou laver le linge.
Espèces menacées
et commerce
Malheureusemen t, le trafic des espèces menacées
se continue (pour des raisons esthétiques, médicinales,
traditionnelles ouautres). En choisissant d'acheter
des souvenirs fabriqués avec de l'ivoire, de
la peau de crocodile, de la laine d'antilope tibétaine
(etc.), vous encouragez donc une activité illégale
et particulièrement dommageable pour l'environnement. À éviter à tout
prix!
Observation des animaux
Il est évident qu'il faut toujours éviter d'interagir avec les
animaux sauvages. En les nourrissant par exemple, nous contribuons à changer
leur régime alimentaire et à les rendre dépendants de l'homme.
L'observation sans intervention est de mise pour touteétude de la faune.
Feu de camp
Il est évident, à cause des problèmes
de déforestation dans de nombreuses régions,
qu'il ne faudrait jamais utiliser que du bois mort
pour faire des feux. Ensuite, pour éviter les
trop communs feux de forêt, le choix d'un site
approprié est primordial : Sol minéral,
proximité d'un point d'eau, peu d'arbres voisins,
absence de vent, etc.
Cela étant dit, plusieurs régions interdisent
aujourd'hui complètement tout feu de camp. Ce
n'est jamais une mauvaise chose.
Et surtout, n'oublions jamais les habitudes locales...
par exemple un feu pour la cuisine et un autre pour
brûler les déchets et se réchauffer
(cette habitude a cours au Népal). Ne pas les
confondre afin de n'offusquer personne.
Les déchets
Plusieurs régions du monde n'ont pas les
installations adéquates pour gérer les
déchets. Il est donc essentiel de conserver
ceux-ci (papiers de toilette, tampons, papiers mouchoir,
emballages) et de les jeter ensuite dans les endroits
appropriés (feu, poubelle, toilette de compost).
La règle est de ne rien laisser après
notre départ.
Les toilettes au naturel
Plusieurs régions du monde (particulièrement
dans les zones de trekking) n'ont pas d'installations
sanitaires. À moins d'une exception particulière,
il y aura toujours une tente-toilette au campement
(c'est-à-dire un trou dans le sol, genre « vespasienne »,
placé au centre d'une petite tente). Cette tente
doit alors être utilisée par tous sans
exception.
Lors des marches (ou autres activités sportives),
c'est à nous que revient la tâche d'en
faire une si le besoin s'en fait sentir. Il faut alors
choisir un endroit éloigné d'un point
d'eau (et forcément de n'importe quel édifice
humain ou religieux, notamment des chortens bouddhistes),
creuser un trou si possible (ou du moins recouvrir
de pierre ensuite) et conserver le papier pour le brûler
(ou le jeter) plus tard.
Les petits groupes
Un groupe de 15 personnes est encore raisonnable. Seuls les petits
groupes permettent aux écosystèmes fragiles de ne pas
se fragiliser encore plus et aux populations locales de vous intégrer
au moins partiellement.
Au-delà, le groupe devient lourd (puisqu'il faut toujours
ajouter l'équipe de soutien, porteurs, cuisiniers, aides, guides
locaux, ce qui représente au moins le double de la taille d'un
groupe). Celui-ci devient dommageable pour l'environnement (épuisement
des ressources disponibles, érosion des sols). Sans compter
qu'il est nuisible aussi au niveau de son impact culturel et irrespectueux
des autres voyageurs.
Notons ici que plusieurs organisations (tant en Europe
qu'au Québec) ne respectent pas cette règle et c'est
une faute grave. C'est bien sûr en partie la responsabilité de
l'agence que vous choisissez...mais c'est avant tout la vôtre.
Ne les encouragez pas.
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