Doit-on parler de «doyen» de
l’équipe ? Dans le cas de Claude, certainement puisque
au mot sagesse, on peut accoler le mot énergie. Il guide certains
de nos voyages les plus exigeants. Il rayonne, il apaise, il rassure,
comme devrait le faire tout guide de montagne qui se respecte, quoi
! Mais au-delà de l’expérience « technique »,
il a cette expérience de l’alpiniste qui voyage, l’expérience
de celui qui a fait partie de la première expédition québécoise à atteindre
le sommet du Denali (Alaska-1983), de la première traversée
hivernale de la Terre de Baffin (1979), de la première ascension
du Pic Communiste (Ouzbékistan- 1986). Il partage maintenant
son expérience avec nous et donne plusieurs de nos cours dans
le cadre de notre école de montagne (avalanches, perfectionnement
en techniques de haute montagne). Travailler avec Claude est un plaisir.
D’abord parce que c’est facile mais beaucoup parce qu’on
apprend à ses côtés.
Z’auriez
pas vu passer une…?
Alors
qu’il faisait la traversée de la Terre de
Baffin, en avril (il fait froid, très froid à cette époque
de l’année) Claude a eu un moment de distraction.
On pourrait imaginer qu’il a oublié ses
lunettes soleil quelque part, fait brûler un plat…En
fait, lors d’une tempête, le vent s’est
emparé de son sac bivouac…qui contenait
quand même le sac de couchage et les bottes!!!
Vous pouvez imaginer le vent. Il a réussi à récupérer
le tout sur une pente de neige de 30 degrés. Sur
un glacier bien sûr et en moufflons! On raconte
aussi que c’est à cette époque que
Ben Johnson, inspiré, a commencé à s’entraîner
pour le 100m.