Hugo
Baillargeon
Le personnage est fascinant. On reçoit d’abord sa poignée
de main comme un étau. Elle est à la mesure de l’homme,
dure mais juste, franche, étonnamment complexe. Hugo, soyons
clair, est l’être de toutes les passions, de tous les
paradoxes aussi. Bien sûr, il est excessif comme le sont tous
ceux que de trop grands démons démangent: le voyage,
les rêves, les autres, soi-même parfois. Chez Karavaniers,
nous le sommes tous un peu. Il est d’une extrême rigueur.
Rares sont ceux qui cherchent tant, qui se documentent autant. Il
pourrait parler à faire pâlir les livres de toute la
foi de Compostelle, de tous les châteaux cathares, de tous les
dieux d’Egypte et de tous ses rêves japonais. Hugo aime
bâtir des choses solides. Des amitiés, une maison vers
Trois-Rivières, une moto, tout un réseau d’ordinateurs
et des voyages où chaque découverte pousse subtilement
vers autre chose, tout doucement, puisqu ’on voyage pour avancer.
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