Hugo
Baillargeon

Le personnage est fascinant. On reçoit d’abord sa poignée de main comme un étau. Elle est à la mesure de l’homme, dure mais juste, franche, étonnamment complexe. Hugo, soyons clair, est l’être de toutes les passions, de tous les paradoxes aussi. Bien sûr, il est excessif comme le sont tous ceux que de trop grands démons démangent: le voyage, les rêves, les autres, soi-même parfois. Chez Karavaniers, nous le sommes tous un peu. Il est d’une extrême rigueur. Rares sont ceux qui cherchent tant, qui se documentent autant. Il pourrait parler à faire pâlir les livres de toute la foi de Compostelle, de tous les châteaux cathares, de tous les dieux d’Egypte et de tous ses rêves japonais. Hugo aime bâtir des choses solides. Des amitiés, une maison vers Trois-Rivières, une moto, tout un réseau d’ordinateurs et des voyages où chaque découverte pousse subtilement vers autre chose, tout doucement, puisqu ’on voyage pour avancer.

Un bon bain chez les Bédouins

Trouvant que les douches n’étaient pas assez… Non, il faut raconter l’histoire du début : Lors d’un séjour en Égypte alors que nous sommes dans le Sahara, à un camp de Bédouins, nous faisons la remarque que le camp est particulièrement propre et que les douches sont surprenantes pour un endroit aussi isolé. Et Suleiman, le chef des Bédouins, de nous raconter, à grands renforts d’expressions, que Hugo, l’année d’avant, avait exigé qu’on repeigne et qu’on améliore les «facilités». Pas de discussion! Sinon…sinon…Voilà c’est Hugo!

 

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