Au sud de La Paz, les Andes se sont étrangement étalées
sans perdre leur hauteur, créant ainsi «l’Altiplano».
À l’ouest, au contraire, les montagnes s’affaissent
et les routes se perdent dans l’humidité tropicale
du bassin amazonien. Ailleurs, l’horizon devient un
lac, Titicaca. L’isolation relative de la Bolivie a
aussi permis aux populations autochtones, et notamment aux
Tiwanaku, de garder intactes les traditions, dans des marchés
aux couleurs de soleil. Même l’histoire a ici
des mystères différents, celui des origines.
Des ruines aux larges pierres massives et d’étonnants
systèmes d’irrigation annoncent les splendeurs
à venir de l’empire Inca.
La 1ère semaine, nous irons sur les eaux de Titicaca
en petite embarcation (kayaks jumelés deux par deux,
aidés par une voile).Sur les berges, l’opposé
des montagnes, nos embarcations auront pour voisins les bateaux
de roseaux séchés. Enfin, le trek nous fera
contourner les trois sommets de l’Illimani (6438 mètres).
De là, étonnamment, la jungle n’est plus
loin. À cela s’ajoutent les pierres brisées
d’hier, le mystérieux marché des sorcières
et tout le rouge du vêtement des autochtones.
Désert de sel, Altiplano, Titicaca. Enfer des verts,
sommets de neige, ruines du temps d’avant l’Inca.
Et l’absence des voyageurs pressés. Mais il ne
faudrait pas parler trop fort de la Bolivie, on risquerait
d’oublier qu’elle est très souvent oubliée.
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