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L’Égypte est presque toujours traversée de la même façon. On commence par Le Caire, avant de courir ensuite vers les grands sites pharaoniques du Nil (qu’on bâcle d’ailleurs trop souvent afin de terminer par un repos rapide sur les plages de la mer Rouge). Cette façon de présenter l’Égypte manque singulièrement d’originalité. Pourquoi ne pas plutôt découvrir l’Egypte par ses racines, c’est-à-dire le désert et donc une méharée (caravane de dromadaires).

1) La longue méharée: L’Amérique du nord a du retard au niveau de l’exploration des grands déserts. Au contraire de l’Europe (France et Italie par exemple), nous n’avons aucune tradition saharienne. Malgré cela, nous ne voulions pas chez Karavaniers ne faire qu’effleurer le Sahara. Trop souvent, ce qu’on appelle à tort une méharée ressemble plutôt à une promenade sans but véritable (sinon vers une dune de sable pas trop loin d’un centre). Ce genre “d’attrape touristes” ne nous intéressait pas vraiment. Il fallait donc que notre méharée soit d’abord une traversée. Il fallait aussi qu’elle ait un but. Durant 7 jours, nous cheminons avec les dromadaires dans l’immensité du sable (il est possible de voyager sur les animaux ou de marcher à leur côté). Nos guides sont des nomades bédouins. Nous traversons bien sûr des champs de dunes dans un trajet sud-nord afin de rejoindre doucement l’erg de Karaween et l'oasis de Farafra. Cette méharée véritable est donc la première du genre au Québec (en longueur et en diversité). À la fin du périple, nous troquerons les dromadaires pour nos bottes de marche afin d'aller nous aventurer dans le mystérieux Désert Blanc.

2) Le Nil : Nous n’ignorons pas non plus la grande Égypte pharaonienne. Au contraire. On y arrive après le désert pour qu’alors le miracle du Nil soit évident. Plutôt que de tout voir sans savoir quoi regarder, nous préférons nous limiter un peu (avec quand même Louxor, Karnak et la vallée des Rois), puis expliquer l’histoire, la religion et l’architecture en détail. Après tout, nous serons dans l’ancienne Thèbes…nous remonterons le cours du Nil, comme on remonte le cours de l’Histoire.

 
 
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