Kayakistes professionnels et journalistes en la matière ont considéré l'endroit comme « ...l'un de ces lieux dans le monde qui défie toute description... ». Pour un moyen de voyager tel que le kayak, qui demande un certain intérêt pour la côte et l'exploration des berges, le plan d'eau en question dépasse les 3000 km de rivage, soit plus que toute la côte ouest américaine! C'est qu'elles sont sinueuses et découpées les courbes du bassin...

Powell, c'est un lac, mais aussi un homme : John Wesley Powell, premier occidental à découvrir la région en 1869. Manchot blessé à la guerre, un bras en moins n'a pas empêché Powell et son équipe d'accomplir un défi de taille pour l'époque : descendre la Colorado à bord d'embarcations qui se passent de description... assez pour qu'un tel nom s'immortalise.

On tente d'imaginer le passé, mais on s'y refuse. C'est que même si l'étendue d'eau en question a tout d'un milieu naturel,   sa création en est autrement... Deuxième plus grand lac artificiel chez nos voisins du sud. 300 km de long. Jusqu'à 150 mètres de profondeur. Aucune trace de l'homme blanc dans les parages avant 1957, année des premières démarches visant à inonder ce vaste réseau de canyons. Si immense, que dix-sept années furent nécessaires à remplir l'actuel paradis du kayak, qui permet aujourd'hui de pagayer parmi les grottes et ruines indiennes, en plus des îles et formations rocheuses de toutes sortes.  

À la question « Pourquoi visiter un lac résultant d'un barrage hydro-électrique ? », nous oserions répondre exactement ce qu'a répliqué Mallory à « Pourquoi l'Everest? » : Because it's there! Mais surtout parce que c'est... immensément, incroyablement, indiscutablement, inexplicablement... BEAU!!! À couper le souffle pour être francs. Et à « Pourquoi les États-Unis ? » nous répondrons : parce que nous ne mêlerons pas politique avec passion des voyages et du kayak de mer !... Et parce ces falaises multicolores plongeant dans le lac sont dignes d'un spectacle. D'autres questions?

Aussi, pour ne vous citer que quelques avantages, le fait de pouvoir faire un tel voyage sans s’absenter plus d’une semaine du bureau, le tout en ne payant que 600$ à 750$ pour un billet d’avion qui ne vous occasionnera pas plus d’une heure de décalage horaire… trop beau pour être vrai?

 
 
... contactez-nous