Pour tous nos circuits, Karavaniers se distingue particulièrement... (cliquer ici)

Bien sûr, on imagine d’abord l’Everest ou l’Annapurna lorsqu’on pense au Népal. C’est normal. Ces randonnées sont connues et reconnues. Sauf qu’on le fait au détriment des autres, de toutes ces montagnes et treks qu’on ne connaît pas encore et qui pourtant surpassent souvent en beauté, en culture et même en variété les deux célèbres destinations. Qui plus est, on évite aussi (et la chose n’est pas petite) toutes les foules jetées vers le plus haut sommet du monde et vers l’Annapurna. Nous avions organisé le tour du Dhaulagiri en 2002 en tant qu’étoile filante. À l’époque, nous n’avions croisé qu’un seul petit groupe (3 personnes) à la toute fin de l’itinéraire. La surprise avait été de découvrir ensuite, après la dure descente vers Marpha et la vallée de la Kali Gandaki (donc sur le circuit de l’Annapurna) une infrastructure développée et un chemin soudainement très fréquenté.

Le Népal, comme beaucoup d’autres pays de montagnes, s’ouvre de plus en plus. Les classiques d’il y a trente ans, s’ils offrent encore des voyages sublimes, ne sont plus les mystères qu’ils étaient. L’Annapurna est un trek où les hôtels sont fréquents et confortables, si bien qu’il s’organise facilement en individuel. L’Everest oblige des détours pour être différent, le col de Cho La et sans doute la vallée de Thame. C’est donc ailleurs qu’il faut regarder si on cherche encore les chemins déserts, les montagnes gigantesques et les cols élevées.

Note : Quelles sont les différences entre le Dhaulagiri et le Manaslu (après tout, voici deux circuits à l’écart des grandes routes) ?

a) Sans doute que le Dhaulagiri est un brin plus difficile que le Manaslu. Plus de temps passé en haute altitude (au-dessus de 4000 mètres). Paysages de hauts sommets. Deux cols au lieu d’un. Une ascension de plus de 6000 mètres.
b) Le Manaslu est certainement plus culturel. Les deux circuits permettent la traversée d’agréables villages en basse altitude. Mais la région du Dhaulagiri est ensuite déserte. Alors que la région du Manaslu s’ouvre sur une enclave culturelle reculée (le Nupri).

1) Le plaisir d’effectuer une boucle: Lorsque possible, on doit toujours favoriser deux types d’itinéraires : La traversée d’un point A à un point B ou la longue boucle. Ces deux façons permettent d’éviter un éventuel retour sur nos pas. Pour le Dhaulagiri, il n’y avait qu’une possibilité : celle d’une boucle magnifique autour du grand 8000 mètres ! Nous allons autour de Dhaulagiri dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce qui permet de traverser d’abord le pays gurung, avant de grimper vers les plus hautes altitudes. Après deux cols, la boucle se termine par une descente brutale vers la Kali Gandaki et l’aéroport de Jomsom.

2) La presque totale absence de voyageurs : C’est encore une fois la caractéristique la plus importante. Il n’y a presque personne. Les foules qui passent ailleurs ne passent jamais autour du Dhaulagiri. Le trek est trop long et beaucoup trop compliqué à organiser (en 2002, nous avions eu besoin de 76 porteurs pour 6 voyageurs ! Notre record absolu !). Sur le chemin, il n’y a aucun hôtel et aucun restaurant. Il s’agit donc d’une complète opposition par rapport à l’infrastructure développée de l’Annapurna juste à côté. Il est donc essentiel d’être complètement autosuffisant, ce qui implique une équipe locale relativement importante et de nombreux porteurs. Cet éloignement permet forcément la découverte d’un paysage encore neuf, avec ce que cela sous-entend de découvertes mais aussi de petites difficultés (par exemple, les porteurs sont moins habitués aux lubies et manières des étrangers).

3) L’ascension d’un sommet de plus de 6000 mètres : Le cœur du voyage se trouve certainement dans cette région éloignée qu’on appelle « Hidden valley » et qui se situe entre deux cols (celui des français et celui de Thapa). On est alors au centre d’un paysage magnifique et pourtant complètement minéral, dominé par les Dhaulagiri. Il n’y a aucun village. Quel terrain de jeu ! Car voilà, il existe un sommet à 6035 mètres tout juste au nord-est du col de Thapa. L’occasion est trop belle. Avoir au lever du soleil l’Annapurna et le Dhaulagiri devant les yeux ! Et oser s’élever au-dessus de cette barre mythique des 6000 mètres ! Le Thapa peak n’est pas vraiment compliqué, même si le guide peut avoir à poser une longueur de corde fixe (mais rien d’aérien ici). Il est prudent d’utiliser crampons et piolet, même si la pente s’aventure que rarement au-dessus des 30º. Seul l’effort reste grand, quoi qu’on fasse. 700 mètres de dénivelé tout de même !

 
 
... contactez-nous