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Bien sûr, les voyageurs s’arrêtent assez
fréquemment à Katmandou pour quelques jours.
C’est d’ailleurs le cas pour plusieurs de nos
voyages (par exemple le camp de base de l’Everest
ou le Tibet central). Pourtant, on ne fait que gratter
la surface.
On voit Katmandou et Bakhtapur, parfois Patan, et c’est
tout. C’est très peu, surtout lorsqu’on
apprend à connaître la région (notons
que cette vallée est une “seconde maison”
pour plusieurs de nos guides). Il n’existe sans doute
pas ailleurs au monde une cuvette de 20 kilomètres-carré
offrant un tel (et riche) mélange de culture, d’architecture,
d’histoire et de paysages.
1) Culture newari: La richesse de ce peuple est déconcertante.
Pourtant, on le croise trop souvent en attendant autre chose.
C’est vraiment dommage. La
grande différence, c’est donc de découvrir
en profondeur la culture newari (les Newars sont les habitants
de la vallée). Ça, on ne le fait pas souvent.
Nous prenons vraiment le temps d’apprendre les multiples
facettes de cette culture unique (histoire, religion, traditions,
architecture, organisation sociale). Il y a d’ailleurs
des marches fantastiques à faire dans les collines
autour de Katmandou. Rien de trop difficile. Mais quel
dépaysement
à Panauti, Namobouddha, Sankhu ou
ailleurs. Il n’est pas nécessaire d’aller
loin pour retrouver le Népal d’il y a trente
ans. Il n’a
pas changé. Il nous attend à quelques kilomètres
à peine de la capitale.
2) Parc national de Bardia: Tout le sud du Népal
fait partie de la plaine du Gange, c’est-à-dire
un vaste plateau tropical de faible altitude (environ 300
mètres). Cependant, au contraire de son voisin indien,
le Terai népalais n’a pas autant souffert de
la pression démographique (pas dans la même
envergure du moins), permettant ainsi de conserver plusieurs
segments
des anciennes brousses et forêts tropicales. Dans ce
groupe, le parc de Chitwan est le plus connu (c’est
le moins loin de Kathmandou). Il faut pourtant noter que
sa
popularité croissante ne va pas sans causer plusieurs
problèmes au niveau de la conservation animale, de
l’érosion des sites et de la pollution. Il
a aussi souvent favorisé un fort tourisme de groupe
(20-30 personnes à la fois) n’allant pas
vraiment avec une observation attentive de la faune et
de la flore. Bardia,
au contraire, se trouve loin à l’ouest de la
vallée de Katmandou (il faut prendre l’avion).
Il est donc très peu visité. Son isolement
relatif a permis le développement de la plus grande
concentration de tigres de tout le sous-continent indien.
C’est aussi
le cas pour les éléphants sauvages. Notons
enfin que la grande rivière Karnali forme également
une frontière du parc, permettant parfois l’observation
du furtif dauphin du Gange mais surtout d’une quantité
impressionnante d’oiseaux marins (par exemple le “great
fish-eagle” ou l’ibis noir). Quant à notre
auberge, elle se trouve juste en bordure du parc lui-même
(un ruisseau nous en sépare), à moins d’un
kilomètre d’un intéressant village
Tharu
.
*Si pour une raison ou une autre (mauvais temps, route
bloquée,
situation politique trouble, etc.), il n’est pas
possible de rejoindre la région de Nepalganj et
donc Bardia, le voyage passera alors par Chitwan. Mais
attention! Nous éviterons les foules en choisissant
un site isolé et charmant à l’extrémité orientale
du parc. De plus, afin de varier la route pour s’y
rendre, nous ferons le détour par Daman et son point
de vue unique sur l’Himalaya.
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