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Éthique

Parler d'éthique, de philosophie du voyage, de tourisme durable et équitable... Qui ne sait pas le faire? Et d'ailleurs, qui ne le fait pas aujourd'hui? Tout le monde croit en ces principes, tout le monde clame haut et fort son adhésion à ces idées, et quiconque dirait le contraire ferait manifestement office d'âne... Bref, tout le monde promet d'être « éthique ». Mais l'éthique n'a rien à voir avec les convictions et le fait d'être quelqu'un ou quelque chose... L'éthique a à voir avec l'action et avec le fait de traduire en actes, en une conduite concrète, des certitudes et des aspirations. L'éthique des Karavaniers, c'est ça : une façon concrète de voyager, et des gestes tangibles.

Crédits de carbone
Un sac de transport adapté
La charte
  - Respect des cultures
  - Respect de l'environnement
  - Respect du droit des peuples à gagner dignement leur vie
  - Sans trace

Crédits de carbone


Tout le monde en parle, tout le monde les suggère, tout le monde y pense…et c’est très bien! Mais si les mots sont importants, les gestes pour les concrétiser le sont un peu plus encore. Bientôt, les crédits de carbone correspondront à une réalité concrète pour toutes les personnes voyageant avec Karavaniers.

Le prix de nos voyages inclut systématiquement un montant compensatoire pour les émissions de gaz à effet de serre (GES) produits à l’occasion des déplacements aériens. Ce montant sera évalué à partir du calculateur de Planetair.ca, un service à but non lucratif offert par le Centre international Unisféra. Les montants prélevés seront intégralement remis à cette organisation basée à Montréal.

Karavaniers devient ainsi la première agence de voyage au Canada à demander à ses voyageurs de compenser dans les faits leurs émissions de GES.

À titre indicatif, cela se traduira par une augmentation d’environ 40$ sur tous nos voyages au Pérou, soit un montant équivalent à 1,2% du prix de la portion terrestre pour les voyages les plus longs et 2,2% pour les voyages les plus courts.

Pour un voyage au Népal, le montant prélevé – environ 77$ – représentera une proportion d’environ 2% du prix de la portion terrestre de nos voyages**.

Une fois ajouté le prix du billet d’avion, cette proportion sera encore plus minime. Nous estimons que ce coût supplémentaire n’est pas exorbitant. Après tout, le respect de l’environnement n’est-il pas l’une des valeurs centrales de notre éthique et de celle de nos voyageurs?

Beaucoup d’agences suggèrent l’achat de crédits de carbone de façon optionnelle à leurs voyageurs. Cette suggestion est une bonne chose en soi mais elle n’engage à rien. Quant à nous, nous parions que si l’environnement est important à vos yeux, vous accepterez de traduire votre conviction par un geste concret sans y penser à deux fois.

Karavaniers devient donc partenaire de Planetair.ca. Cet OSBL est reconnu comme étant l’un des meilleurs au pays, mais aussi dans le monde. Planetair garantit qu’au moins 80 % des fonds récoltés sont versés directement à des projets de compensation tels que le développement de parcs éoliens au Madagascar et en Inde, ou le captage de gaz libérés par les eaux usées pour produire de l’électricité en Afrique du Sud. Planetair est aussi le premier organisme de compensation au Canada à rendre compte de ses activités par le biais d’un rapport annuel. Celui-ci est accessible sur le site Internet de l’organisation.

Dès le début de l’année prochaine, nous commencerons donc à verser chaque mois les montants récoltés à l’occasion des voyages partis le mois précédent. Nous rendrons ces versements publics en publiant le certificat compensatoire que nous remettra Planetair suite à chaque versement.

Une dernière chose: avec Planetair, vous pouvez aussi compenser les émissions dues à vos déplacements en auto et réduire l’empreinte climatique de votre domicile. Pensez-y!
Le site de Planetair >>
Un article sur Planetair dans le Devoir >>
Le site www.carboncatalog.org, évaluateur indépendant des organismes de compensation à travers le monde (en anglais).
** Ces montants correspondent au coût de compensation pour un vol aller-retour au coût “portfolio”. Vous pouvez également, sur une base volontaire, compenser l’impact climatique en haute altitude de vos vols directement à partir du site de Planetair.

Un sac de transport adapté


Nous engageons souvent des porteurs lors de nos voyages et, question de respect envers eux, il importe d'établir des règles à l'égard de la charge (poids et volume) à transporter. Nous n'avons trouvé meilleure façon que d'imposer une taille de sac de transport selon le voyage (disponible dans la liste d'équipement). Votre sac sera suffisamment volumineux pour contenir tous vos items... si vous suivez la liste de matériel bien sûr ! C'est donc notre façon de nous assurer qu'un voyageur n'impose pas son insécurité matérielle à un porteur. Et c'est aussi un excellent moyen de mieux prévoir nos besoins en mules ou en yaks par exemple.
 
Note : Karavaniers propose le modèle de Mountain Hardwear à la vente : léger, résistant et à la capacité parfaite, il est testé et approuvé par nos guides ! 3 tailles disponibles : petit (52 litres) 35$ (vendu 70$ en magasin), moyen (90 litres) 50$ (vendu 80$ en magasin) ou grand (131 litres) 60$ (vendu 80$ en magasin). Contactez-nous pour réserver le vôtre. Si vous ne pouvez venir le chercher au bureau, nous pouvons, pour 15,50$, vous le poster.

La charte


Voyager a toujours un impact sur l'environnement et les populations visitées. Il s'agit de ne pas être naïf. S'il est bien mené, le tourisme peut avoir des retombées globalement bénéfiques (apport économique, revalorisation des traditions, progrès responsable, hygiène, soins médicaux, etc.). Mais le contraire est aussi vrai et malheureusement beaucoup plus commun. Trop de compagnies et de voyageurs bouleversent égoïstement l'équilibre naturel, économique et culturel des régions qu'ils visitent. D'où l'idée de créer cette première « charte éthique » québécoise concernant les voyages à l'étranger. Ce que nous vous proposons avec elle ressemble un peu à un contrat moral. De notre part en premier lieu avec notre volonté de nous y conformer et de l'améliorer. Mais aussi de votre part. En faisant tous les efforts afin de comprendre et respecter celle-ci. Déjà dans nos voyages. Mais aussi au cours de n'importe quel séjour à l'étranger. Certains endroits sont pauvres en ressources naturelles. Il faudrait alors éviter de consommer les ressources disponibles (en nourriture, mais aussi en eau, en bois, etc.). Évitons la trop commune attitude qui consiste à se dire : « Après nous, le déluge »! Si nous ne faisons que passer, les locaux y vivent et doivent subvenir à leurs besoins.

La charte
  - Respect des cultures
  - Respect de l'environnement
  - Respect du droit des peuples à gagner dignement leur vie
  - Sans trace

Respect des cultures


Culture et traditions du pays hôte
La magie de notre planète repose sur la diversité des cultures et des traditions. L'incompréhension de cette différence est encore beaucoup trop fréquente. Juger selon nos valeurs est toujours une erreur. Cherchons toujours à comprendre pourquoi quelque chose est différent (de par son histoire, sa religion, ses traditions, ses légendes, etc.).
Prendre le pouls d'un pays, c'est d'abord chercher à rencontrer les populations qui y habitent. Il faut savoir approcher une nouvelle culture sans s'imposer. C'est une grande marque de respect et d'ouverture. Gare à la curiosité « non contenue » qui fait perdre toute éthique!
N'oublions jamais que nous sommes les invités.

La façon de voyager
Lorsqu'il est possible de rejoindre à pied un site important (particulièrement un endroit très populaire comme le Machu Picchu), tant mieux! Qui ne dira jamais qu'on voit la même chose après quelques jours de marche ou quelques heures de train? Cette lenteur volontaire permet tous les avantages (on y revient toujours) : appréciation de la nature, connaissance progressive de l'histoire en suivant des sentiers historiques, apprentissage de la culture quechua par le contact prolongé avec les guides locaux et les porteurs, apport économique aux populations locales.
N'encourageons pas l'exil des populations. Il faut essayer de visiter aussi les endroits qui ne sont pas fréquentés excessivement par les touristes. En plus d'aider une région peu connue (et visitée) d'un point de vue économique, on se permet de notre côté une plus grande latitude au niveau des découvertes, des expériences et des aventures.
Acceptons aussi qu'il y ait des restrictions pour plusieurs sites...et que les prix pour les visiter puissent monter en flèche. C'est une façon utile d'éviter une utilisation excessive des sites les plus populaires. N'oublions jamais que ces lieux n'ont pas été construits pour le seul plaisir des touristes du XXIe siècle. Leur fragilité mérite des efforts.

La discrétion nécessaire du photographe
Prendre une photo à l'insu de quelqu'un doit être vu comme un geste déplacé et même insultant.
Il est essentiel de demander la permission et d'accepter le refus éventuel sans insister. Quelle serait notre réaction à nous si un touriste approchait, s'il ne demandait rien et pourtant braquait son appareil photo devant notre nez avant de repartir comme un voleur. Il y a de quoi se mettre en colère!
Il ne faut jamais donner d'argent en échange d'une photo, particulièrement si c'est un enfant. Dans plusieurs endroits "touristiques", des gens se spécialisent dans ce travail: photo contre rémunération (ex: femme inca et un lama dans les ruelles de Cusco). C'est une mauvaise habitude puisqu'elle détruit les liens de confiance et de familiarité qui peuvent s'établir entre voyageurs et locaux. De plus, il y a alors un encouragement indirect de notre part à la mendicité (ceci est particulièrement vrai pour les enfants puisqu'ils choisiront souvent de laisser tomber l'école).
Il arrive assez souvent que la personne photographiée demande une copie de la photo pour elle. Il est alors impératif de ne prendre cette photo que si vous comptez ensuite la lui envoyer depuis le Canada (c'est donc dire qu'il faut faire tous les efforts pour bien noter l'adresse). Trop souvent, des voyageurs ont promis puis ont oublié. Lorsqu'on sait que cette photo sera peut-être la seule que possèdera notre hôte de toute sa vie, cet oubli est peu acceptable!
Les polaroïds sont particulièrement utiles afin de laisser immédiatement une photo de notre hôte lors de notre passage. Ils établissent un lien de confiance puisque la photo se trouve rapidement dans les mains des personnes voulues. On peut alors prendre plus facilement des photos intéressantes avec notre appareil principal. Notons qu'il existe aussi des polaroïds plus petits (avec des photos de petits formats), moins encombrants à transporter.
Lorsque nous avons le privilège d'assister à un événement local (ex : fête communautaire, festival tibétain), il est essentiel d'être particulièrement discret. Il faut quelquefois beaucoup de sagesse afin d'accepter de ne rapporter que des images... dans nos têtes.

Réalités locales et progrès global
On est trop exigeants des autres pays et leur culture. Il nous faut nécessairement des endroits où les traditions persistent depuis des millénaires, sans même l'ébauche d'une évolution. C'est irréaliste et réducteur.
Toutes les cultures, dans tous les pays, n'ont jamais cessé d'évoluer et de s'influencer les unes par rapport aux autres. Pourtant, on est facilement déçus lorsqu'on constate la présence du progrès. Par exemple, un village du Ladakh sans eau courante et sans électricité peut nous sembler plus exotique que celui qui a maintenant une génératrice. Est-ce juste de le penser? Serions-nous prêts à vivre de la même façon que nos ancêtres et donc refuser les progrès possibles et acceptables pour la seule satisfaction de dire que notre culture est figée et pour faire plaisir aux touristes européens qui espèrent trouver encore les Canadiens dans leurs cabanes de bois rond?!

Les langues et la communication
On ne dira jamais assez l'importance de faire l'effort de connaître quelques mots de la langue ou du dialecte local. C'est montrer déjà beaucoup de respect pour la culture du pays visité, de la curiosité aussi, et cet effort ne manquera pas d'attirer énormément de sympathie et des discussions échevelées (avec beaucoup de signes de mains et de sourires) qui aboutiront peut-être à de jolies amitiés. Un « Bonjour, merci, mon nom est..., quel est ton nom?..., etc. » dans une langue étrangère font souvent plus pour aimer un pays (et se faire aimer de lui) que toutes les préparations ou les photos. Votre accent provoquera sûrement des rires, mais aussi beaucoup de plaisir et de respect. Et ne perdez jamais votre sens de l'humour, c'est un passe-partout international!

Attitudes et comportements provocants
Chaque pays (chaque région même) a ses tabous et ses interdits, mais aussi ses libertés et ses traditions. Ce qui est provocant ou acceptable quelque part ne l'est pas nécessairement dans le pays voisin. Le respect de cette identité est essentiel pour celui qui se dit voyageur. Sans cela, il n'est pas même utile d'espérer voyager.
Certains sujets sont toujours plus délicats à aborder. La sagesse voudrait qu'on les évite. Parler par exemple de politique, de sexualité (et particulièrement d'homosexualité) ou de religion (et surtout de son absence possible) crée toujours une distanciation entre les cultures. Ces polémiques sont inutiles et favorisent les préjugés des deux côtés.
Il existe peu de gestes universels. Regarder dans les yeux, toucher la tête d'un enfant, sourire à une femme, s'embrasser en public, tous ces gestes peuvent être perçus par certains peuples comme déplacés. Il est essentiel de s'informer au préalable sur les pratiques et les attitudes à adopter. Le guide pourra vous aider.
L'exemple le plus évident est la tenue vestimentaire. Ainsi, dans plusieurs régions musulmanes, on doit éviter de porter des shorts. Souvent, par politesse, nos hôtes ne diront rien. Ils n'en seront pas moins indisposés. Pour ce qui est des aspects particuliers de la culture du pays que vous avez choisi pour ce voyage.
 
Appréciation de la nourriture
L'essai d'une nouvelle alimentation est un élément central des voyages. Souvent, la nourriture peut sembler étrange et son goût peut avoir de quoi étonner. Il est important alors de faire attention à nos réactions. Par exemple, il faudrait goûter sans grimacer.
Certaines populations locales se privent énormément pour nous offrir, ne serait-ce que les mets les plus simples et refuser sous prétexte qu'on aime moins le riz ou cette bouillie incertaine est une faute impardonnable.
Plusieurs peuples ont des coutumes alimentaires et des gestes précis pour accueillir les nouveaux venus. C'est un honneur immense d'être reçu. Buvez et goûtez alors sans discuter. Il est rare d'être plus au cœur d'une culture que pendant un repas.

Respect de l'environnement

 
De nombreux pays vantent avec raison leurs beautés naturelles. L'environnement est souvent l'une des principales motivations afin de visiter une région. Et c'est malheureusement souvent ce que nous détruisons le plus par notre passage.

Parcs et réserves naturelles
L'idéal serait d'éviter les endroits où les écosystèmes sont fragiles. Cependant, les plus beaux sites sont justement les plus fragiles et souvent ceux que les gouvernements négligent le plus. Un développement touristique averti (ce qui demande des efforts et de la bonne volonté) devient alors un outil afin d'aider à soutenir (et même sauvegarder) les grandes merveilles naturelles de notre planète.

Il est donc essentiel d'être extrêmement vigilants. Il est impératif de respecter les règles...dites et non dites! Ce que vous ne feriez pas dans un parc de votre région, il ne faut pas le faire ailleurs. Et cela, même si les locaux n'ont pas encore toujours la même sensibilisation que nous devant les problèmes de pollution, de déboisement, d'érosion ou de désertification. On doit donner l'exemple, sans pour autant se donner le droit de critiquer ou de se trouver supérieur (ce qu'on n'est pas, surtout dans ce domaine).

Il est évident qu'il faut respecter les réglementations en vigueur dans les réserves et parcs nationaux. Dans la grande majorité des cas, l'argent donné va à la conservation de l'écosystème visité. Il est donc utile et nécessaire de payer les taxes et les droits de passage. Exigez cependant un reçu, afin d'éviter les fraudes.

Certains endroits sont pauvres en ressources naturelles. Il faudrait alors éviter de consommer les ressources disponibles (en nourriture, mais aussi en eau, en bois, etc.). Évitons la trop commune attitude qui consiste à se dire : « Après nous, le déluge »! Si nous ne faisons que passer, les locaux y vivent et doivent subvenir à leurs besoins.

Déforestation et érosion
Les activités touristiques non contrôlées peuvent contribuer grandement à appauvrir les sols. L'exemple le plus criant est l'utilisation des guest houses sur le chemin de l'Everest : elle est en grande partie coupable de la disparition des forêts. Les voyageurs deviennent alors responsables de l'appauvrissement des ressources. Lorsque possible, on doit donc privilégier le camping et une cuisine sur réchaud et poêle au gaz. Quelques trucs peuvent aider à minimiser l'impact sur les sols:
• Se déplacer par petits groupes ou en individuel
• Camper dans les zones permises
• Rester sur le sentier
• Utiliser des poêles au gaz (ou réchauds) au lieu de consommer du bois   mort.
• Ne rien laisser de notre passage (sinon un souvenir qui s'estompe)

Purification de l'eau
Lorsque possible, il est important d'essayer d'acheter le moins possible l'eau en bouteille. Les contenants en plastique sont une cause importante de pollution puisqu'ils se retrouveront inévitablement un peu partout, même si vous les avez jetés dans une poubelle.

Le plus simple est de purifier l'eau (ébullition, iode ou filtre). Notons d'ailleurs que l'eau est toujours bouillie en trek. De la même façon, il faut éviter d'utiliser des détergents polluants pour se laver ou laver le linge.

Espèces menacées et commerce
Malheureusement, le trafic des espèces menacées se continue (pour des raisons esthétiques, médicinales, traditionnelles ouautres). En choisissant d'acheter des souvenirs fabriqués avec de l'ivoire, de la peau de crocodile, de la laine d'antilope tibétaine (etc.), vous encouragez donc une activité illégale et particulièrement dommageable pour l'environnement. À éviter à tout prix!
 
Observation des animaux
Il est évident qu'il faut toujours éviter d'interagir avec les animaux sauvages. En les nourrissant par exemple, nous contribuons à changer leur régime alimentaire et à les rendre dépendants de l'homme. L'observation sans intervention est de mise pour touteétude de la faune.

Feu de camp
Il est évident, à cause des problèmes de déforestation dans de nombreuses régions, qu'il ne faudrait jamais utiliser que du bois mort pour faire des feux. Ensuite, pour éviter les trop communs feux de forêt, le choix d'un site approprié est primordial : Sol minéral, proximité d'un point d'eau, peu d'arbres voisins, absence de vent, etc.
Cela étant dit, plusieurs régions interdisent aujourd'hui complètement tout feu de camp. Ce n'est jamais une mauvaise chose.
Et surtout, n'oublions jamais les habitudes locales... par exemple un feu pour la cuisine et un autre pour brûler les déchets et se réchauffer (cette habitude a cours au Népal). Ne pas les confondre afin de n'offusquer personne.

Les déchets
Plusieurs régions du monde n'ont pas les installations adéquates pour gérer les déchets. Il est donc essentiel de conserver ceux-ci (papiers de toilette, tampons, papiers mouchoir, emballages) et de les jeter ensuite dans les endroits appropriés (feu, poubelle, toilette de compost). La règle est de ne rien laisser après notre départ.
 
Les toilettes au naturel
Plusieurs régions du monde (particulièrement dans les zones de trekking) n'ont pas d'installations sanitaires. À moins d'une exception particulière, il y aura toujours une tente-toilette au campement (c'est-à-dire un trou dans le sol, genre « vespasienne », placé au centre d'une petite tente). Cette tente doit alors être utilisée par tous sans exception.
Lors des marches (ou autres activités sportives), c'est à nous que revient la tâche d'en faire une si le besoin s'en fait sentir. Il faut alors choisir un endroit éloigné d'un point d'eau (et forcément de n'importe quel édifice humain ou religieux, notamment des chortens bouddhistes), creuser un trou si possible (ou du moins recouvrir de pierre ensuite) et conserver le papier pour le brûler (ou le jeter) plus tard.

Les petits groupes
Des petits groupes qui nous permettent des itinéraires plus ambitieux, plus respectueux de l’environnement et des populations locales.
Seuls les petits groupes permettent aux écosystèmes fragiles de ne pas se fragiliser encore plus et aux populations locales de vous intégrer au moins partiellement.

Au-delà, le groupe devient lourd (puisqu'il faut toujours ajouter l'équipe de soutien, porteurs, cuisiniers, aides, guides locaux, ce qui représente au moins le double de la taille d'un groupe). Celui-ci devient dommageable pour l'environnement (épuisement des ressources disponibles, érosion des sols). Sans compter qu'il est nuisible aussi au niveau de son impact culturel et irrespectueux des autres voyageurs.

Notons ici que plusieurs organisations (tant en Europe qu'au Québec) ne respectent pas cette règle et c'est une faute grave. C'est bien sûr en partie la responsabilité de l'agence que vous choisissez...mais c'est avant tout la vôtre. Ne les encouragez pas.

Respect du droit des peuples à gagner dignement leur vie

 
L'industrie touristique est le secteur économique qui croît le plus rapidement. Environ 10% des revenus mondiaux proviennent de cette activité. La majorité des sommes amassées ne se rend toutefois pas directement aux populations locales ! Il est essentiel d'y remédier.
 
Support aux communautés locales
Les Karavaniers du monde travaillent en partenariat avec des contacts locaux et donc directement avec les intervenants des différentes communautés. Nous préférons (si la chose est possible) travailler avec les gens des villages où nous passons plutôt qu'avec les gens des villes plus éloignées. Cette règle devrait s'appliquer aussi pour les voyageurs indépendants (par exemple, une agence de Cusco plutôt que de Lima, de Leh plutôt que de Delhi). De cette façon, il est probable qu'une partie au moins de l'argent profite directement aux communautés visitées.
Si possible, il faudrait éviter de fréquenter les grandes chaînes hôtelières. Encourageons plutôt les industries touristiques locales et les zones rurales. En plus de créer des revenus pour les familles de ces régions souvent négligées (et donc d'éviter l'exode rural), on a l'occasion de découvrir le charme des petits restaurants et auberges. Le vrai pays est là! On n'a rien vu de la France si on n'a vu que Paris!

La fondation Babu Chiri Sherpa
La fondation Babu Chiri Sherpa est une suite logique de ce type d'implication. Babu était un ami. (Voir sa vidéo) Nous avions discuté ensemble de la myriade de problèmes (et inversement de possibilités) affectant les villages reculés de son pays. L'éducation nous semblait à tous le secteur à favoriser afin d'espérer un développement durable au Népal. Plusieurs écoles ont déjà été construites dans des vallées éloignées, permettant pour la première fois un accès régulier à l'éducation pour les enfants du coin. De plus, une quantité importante de matériel scolaire (livres particulièrement mais aussi crayons, cartables, etc.) a pu être acheminée vers le Népal (et ensuite vers les villages) grâce à nos voyageurs. Il est donc possible (et on espère pouvoir dire «probable» bientôt) qu'un groupe se voie demander d'apporter avec lui quelques boîtes pour la fondation. Ceci exige forcément un petit effort, mais cette responsabilisation de la part de tous est justement le rôle de cette charte éthique. On vous remercie à l'avance.
Karavaniers du Monde contribue substantiellement à la fondation sur une base annuelle. On ne peut pas voyager longtemps dans ce monde si riche d'autres choses sans vouloir redonner aussi un peu de cette autre richesse, si tristement différente, et qui existe exclusivement dans notre monde à nous. Cette implication de notre part paraissait une évidence. Il n'est pas dit qu'il n'y aura pas ensuite une fondation touchant l'Amérique du Sud ou l'Afrique.
Si vous souhaitez à votre tour participer aux efforts de la fondation, il suffit d'en discuter au bureau de Karavaniers du Monde. Nous favorisons particulièrement les dons de livres scolaires (en anglais forcément), toujours difficiles à obtenir dans des régions reculées. Le matériel d'école aussi est apprécié. Quant aux dons d'argent, ils vont directement à la construction d'écoles éloignées. Nous vous remercions chaleureusement de votre aide et support dans cet important projet.

Souvenirs et cadeaux
Idéalement, il faudrait essayer d'acheter directement les souvenirs aux artisans eux-mêmes ou du moins des petites boutiques artisanales. Les grands centres de vente sont à proscrire puisque la majorité des profits ne retournent pas aux artisans.
Notez que certains individus sont prêts à vendre des objets sacrés, d'une grande rareté. N'encouragez pas cette pratique. C'est souvent illégal. Et puis, il essentiel de protéger le patrimoine culturel de notre pays d'accueil.
Quelquefois, des familles se feront un honneur et un plaisir de vous héberger. Il peut être poli alors de leur offrir quelque chose en retour (par exemple un petit vêtement, un peu de nourriture, du matériel scolaire, etc.). Ne donnez jamais "gratuitement " cependant. Ces dons doivent être un échange de services ou un cadeau qui s'est mérité par de l'attention, par de l'aide ou par une amitié nouvelle. Donner sans réfléchir peut entraîner une attitude de mendicité. Donner aveuglément est aussi parfois interprété comme un geste de mépris de la part du visiteur. Soyez conscients que plusieurs peuples ont été marqués négativement par la période coloniale. Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux souhaitent se prendre en main sans l'aide des Occidentaux.
 
Le marchandage
Dans la grande majorité des pays, le marchandage se pratique depuis la nuit des temps. Refuser de négocier est même parfois perçu négativement (ou du moins avec mépris). C'est une occasion de parler, de connaître, de prendre son temps. C'est un jeu qui en vaut la peine !
Il y a toutefois des limites au marchandage. N'oubliez pas que des sommes dérisoires à nos yeux peuvent avoir une grande valeur aux yeux des autres. Inversement, il faut faire attention de ne pas trop payer (consciemment bien sûr) et, par le fait même, bouleverser l'économie locale.
 
La mendicité
Il faut éviter de donner de l'argent, surtout aux enfants. Les friandises sont à proscrire. Elles sont la cause de caries, difficiles à soigner là où les dentistes sont rares (plusieurs jeunes nomades tibétains meurent chaque année des caries causées par les bonbons offerts).
Les crayons et stylos sont également une bonne intention qui a mal tourné. Les donner directement aux enfants, au lieu de favoriser leur éducation, les encouragent à rester dans les rues afin d'en recevoir d'autres et de les revendre à bon prix. La solution serait de les faire parvenir directement aux écoles (par le biais par exemple de la fondation Babu Chhiri, bien que les livres soient plus utiles) ou de faire un court détour pour les offrir directement au directeur d'une institution locale.
village à l'entrée du Niokolokoba2

Sans trace


Karavaniers est un fier partenaire de Leave No Trace Center for Outdoor Ethics (LNT), organisme à but non lucratif américain à l’origine de Leave No Trace Canada et de son pendant francophone : le programme éducatif d’éthique du plein air Sans trace.

Nous partageons, pratiquons et supportons les sept principes suivants, tirés du code Sans trace de l’écotouriste :

  1. Prévoir et planifier à l'avance
  2. Voyager et camper sur des surfaces durables
  3. Gérer adéquatement les déchets
  4. Laisser intact ce qu'on trouve
  5. Minimiser l'impact des feux
  6. Respecter la vie sauvage
  7. Respecter les autres usagers
Karavaniers transmet à ses voyageurs et applique sur tous ses circuits les principes du programme Sans trace. Des ressources en espagnol telles que vidéos et aide-mémoires sont également fournies à nos équipes locales au Pérou, en Bolivie, en Équateur, au Mexique et en Patagonie. De cette façon, Karavaniers reconnaît que l’éducation (et non l’autorité !) peut servir à préserver les lieux les plus fragiles de notre planète pour les générations à venir.
Par ce partenariat, Karavaniers s’engage à laisser intact et à protéger chaque endroit visité par nos groupes, ainsi qu’à promouvoir une pratique responsable du plein air dans le monde entier.

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