Le Maroc à quatre paires de jambes
Rencontre avec la famille Levesque Cahill, rentrée du Sud marocain en décembre dernier
Ils sont partis quatre. Karen, Michael, Sarah et Anne. Onze jours à pied entre les kasbahs de la Vallée d’Ounila et les dunes du Sahara. On leur a posé quelques questions au retour, pendant qu’il y avait encore du sable dans leurs souliers.

Si vous deviez raconter ce voyage à quelqu’un qui n’est jamais allé au Maroc, vous lui diriez quoi ?
Karen : Que ce pays regorge de beautés, de saveurs, d’histoires et de gens vraiment accueillants.
Michael : Je lui dirais que les Marocains sont très accueillants, généreux et authentiques. Que les paysages sont très diversifiés, qu’il s’agisse du désert, des villages en montagne, des ksars ou des palmeraies, il y en a plein les yeux. La nourriture est copieuse, nous avons mangé comme des rois. Que nous nous sommes toujours sentis en sécurité autant lors des visites que dans nos déplacements.
Sarah : Je lui dirais que c’est magnifique, que les gens sont très accueillants, que sur un dromadaire c’est très haut et qu’il marche quand même assez vite. Que les dunes sont quand même difficiles à monter, mais que ça vaut la peine pour voir les paysages et surtout pour les descendre en courant. Que tous les repas sont très bons.
Anne : J’ai adoré le Maroc, tout le monde est gentil et accueillant. J’y ai découvert, visité et appris plein de nouvelles choses !

Qu’est-ce que vous avez ressenti en marchant dans le sable ou en dormant sous les étoiles ?
Karen : La chaleur et le sable, quelle sensation spéciale de marcher dans le désert en suivant un dromadaire. Inoubliable.
Michael : Lorsque nous avons installé nos chèches et que nous avons débuté notre randonnée dans le désert du Sahara, accompagnés des dromadaires pour les filles et les bagages, je me suis senti privilégié, j’avais le sentiment de marcher comme un ancien explorateur.
Sarah : Je me suis sentie libre parce que je ne voyais que des dunes de sable à l’horizon. Mes souliers se sont vite remplis de sable et il était doux.
Anne : Quand notre guide Abdou nous a raconté des légendes de hérissons autour du feu en plein milieu du désert, c’était comme voyager dans un rêve tellement c’était fun.

Est-ce qu’il y avait un moment ou un endroit particulièrement marquant ?
Karen : J’ai apprécié les discussions avec notre guide Abdou sur l’histoire du pays ainsi que les soirées avec l’équipe à jouer aux cartes avant d’aller au lit, en se promettant que le perdant irait dormir avec les mules ! Ce sont de beaux souvenirs.
Michael : Lors d’une soirée chez l’habitant, nous avons improvisé une grande corde à danser avec un câble servant à attacher un parasol. En moins de cinq minutes, une vingtaine d’enfants du village, garçons et filles, s’amusaient avec nous. Nous avons échangé des rires et des sourires jusqu’au coucher du soleil avec eux.
Sarah : La Vallée d’Ounila, c’est beau avec tous les oliviers et la rivière.
Anne : Le désert au coucher du soleil et quand nous sommes sortis de la tente après souper, il y avait des chandelles partout jusqu’à notre cabane et un feu au milieu.

Quelle a été votre journée préférée du voyage ? Et la plus difficile ?
Karen : Ma préférée : la première de la randonnée dans la Vallée d’Ounila quand on est parti avec toute l’équipe, c’était vraiment une aventure pour toute la famille (et toutes les autres ensuite). La plus difficile : la dernière, quand nous avons dû quitter notre guide !
Michael : Je crois que c’est le séjour dans le désert que j’ai préféré. Le dépaysement total, les petits plats sous la grande tente. Les dizaines de chandelles qui illuminaient les petits chemins sur le site et le feu de camp. La plus difficile : l’arrivée à Marrakech après nos onze journées dans le sud. La transition était très marquée entre l’ambiance berbère calme et les marchands des souks.
Sarah : Celles où l’on marchait à travers les terrasses avec les oliviers parce qu’il y avait souvent des chats sur notre route. La plus difficile a été la journée avec plus de randonnée, je ne voulais pas embarquer sur la mule, pour pouvoir dire que j’avais tout marché seule.
Anne : Lorsque le sentier était une véritable piste à obstacles, où l’on devait escalader des gros rochers dans la montagne. Le plus difficile a été quand on est rentré à Marrakech, car il y avait beaucoup de monde partout et beaucoup de motos.

Vous vous souvenez des guides, des muletiers, des cuisiniers ? Qu’est-ce qui vous a marqué ?
Karen : Notre guide Abdou pour sa bienveillance envers notre famille, ses paroles, sa gestion de tous tout au long du voyage. Le cuisinier Mohammed pour ses délicieux repas. Les muletiers pour leurs sourires.
Michael : Abdou, notre guide. Nous avons développé rapidement une relation avec lui. Le temps du voyage, il est devenu un membre de la famille. Il est grandement responsable de la réussite de ce voyage. Je garde de très beaux souvenirs des parties de cartes dans la cuisine avec Ibrahim, Mohammed et Abdou.
Sarah : Notre guide Abdou m’a appris plein de mots et comment compter en arabe et aussi à écrire nos noms. Aussi, il nous a raconté plein de légendes de hérissons. Les muletiers étaient tous gentils, mais j’ai préféré Ibrahim, je lui ai appris des chansons. Aussi, Abdou répondait à toutes mes questions et j’en avais vraiment beaucoup !
Anne : Notre guide Abdou, avec ses blagues, ses jeux et parce qu’il nous racontait des légendes, il était très gentil. Ibrahim, le muletier, parce qu’il chantait des chansons avec nous.

Qu’est-ce que vous avez appris sur la vie des gens là-bas ?
Karen : J’ai appris tout plein de choses sur leur histoire, leur façon de vivre, de cuisiner, de construire leur maison, de gérer l’eau afin de pouvoir pratiquer l’agriculture.
Michael : J’ai appris que c’est un peuple chargé d’histoire, de valeurs, de croyances. Un peuple travaillant et résilient, accueillant et sympathique.
Sarah : J’ai appris qu’ils cuisinaient avec une tajine et qu’il y avait des recettes spéciales pour les jours de fête.
Anne : Qu’ils reçoivent les invités en leur offrant du thé très sucré et qu’ils le versent toujours à une hauteur impressionnante.

Est-ce que ça vous a donné envie de voyager de cette façon encore ?
Karen : Tellement ! Notre famille adore la randonnée et les voyages. De partir comme vous nous l’avez permis en famille à l’étranger sans avoir à gérer toute l’organisation avant et pendant, c’est génial. De vraies vacances parfaites pour toute notre famille.
Michael : Oui, assurément. À la base, nous avions l’habitude d’organiser nous-mêmes nos voyages à sac à dos et avions des craintes en lien avec les voyages dits organisés. Karavaniers n’a rien d’une agence de voyage ordinaire où l’on suit un guide et son petit drapeau à la file indienne. La prise en charge nous a permis de voyager en nous reposant, un très beau mélange.
Sarah : Oui, j’ai beaucoup aimé voyager à pied, parce que c’est comme une grande aventure !
Anne : Oui, voyager à pied permet de bien observer les paysages autour de nous.


Trois mots pour décrire votre voyage ?
Karen : Saveurs, découvertes, dépaysement.
Michael : Authentique, dépaysant, sportif.
Sarah : Amusant, magnifique et exceptionnel.
Anne : Amusant, aventure et mémorable.




