À chacun son confort

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L’autre jour, au bureau, attablés autour de nos cafés, thés et matés, on jasait entre guides, spécialistes du voyage, chargées de projet et créatrices de contenu.

Et comme souvent, une question est revenue :

« Comment on explique nos cinq niveaux de confort sans que nos voyageurs pensent qu’il y en a un de meilleur que l’autre ? »

Parce que c’est ça, le piège. On a tendance à penser qu’il y a une hiérarchie. Que Dolce Vita, c’est pour les douillets. Que Minimaliste, c’est pour les vrais. Alors qu’en fait, c’est juste différent.

Le confort, ce n’est pas une question de mérite. C’est juste une question bien se connaître pour bien récupérer.

Bien dormir, bien manger, se laver à sa manière, ça ne change rien à l’authenticité du voyage.
Ça change juste comment on récupère.

Comment on se réveille le lendemain.

Avec quelle énergie on repart.

Alors plutôt que de vous imposer une seule façon, on vous propose cinq niveaux de confort. Cinq manières de dormir, de manger, de prendre soin de vous le soir venu.

Campement berbère traditionnel dressé sur un tapis de couleurs vives

1 | Dolce Vita – Le charme et la chaleur

La Dolce Vita, c’est notre version du confort : chaleureux, sans prétention, ancré dans les lieux qu’on traverse. Un vrai lit, une douche chaude chaque soir, des températures clémentes.

Ici, pas de spa, ni de portier en uniforme, ni de protocole guindé. Ce niveau reste minimaliste dans l’esprit, généreux dans l’attention : on privilégie les petites adresses sincères, accrochées à flanc de montagne ou au bord de l’océan.

Des endroits où l’on vit comme on est. Où chaque halte nous plonge dans la vraie vie : nuitées chez l’habitant, conversations qui partent dans tous les sens, découverte du quotidien tel qu’il se vit ici, loin des brochures et des cartes postales.

Le soir, on mange ce que les grands-mamans du coin préparent depuis toujours : tajine fumant dans une auberge du Haut Atlas, poisson grillé dans une pension de Crète, pintxos au Pays Basque, riz au feu de bois dans un ryokan de Kyushu, au Japon.

Effort le jour, confort le soir.

Mais un confort qui a du cœur.

Consultez nos prochains départs Dolce Vita !

Julie betelu

2 | Épicurien – Simple et convivial

Ici, on monte d’un cran en rusticité.

On troque les auberges de charme pour des refuges de montagne, des lodges modestes et des nuits chez l’habitant.

La salle de bain devient commune et on apprend vite à partager l’espace. Une ou deux nuits en campement aménagé s’ajoutent de temps en temps, histoire de goûter à la vie sous la tente.

La douche quotidienne reste au rendez-vous, et les températures peuvent être fraîches, surtout la nuit.

L’altitude grimpe parfois jusqu’à 3500m : assez haut pour sentir l’air se raréfier, pas assez pour que ça devienne vraiment pénible : on n’est plus dans la douceur climatique de la Dolce Vita.

C’est le juste milieu : on garde un toit et une douche chaque soir, mais on accepte le confort plus modeste en échange de cette proximité vraie avec les gens et les lieux.

Consultez nos prochains voyages épicuriens.

Une personne en tenue de plein air est assise à l'intérieur d'une tente jaune plantée sur un sol sec. Les hautes montagnes enneigées de la vallée de Thame dans le pays Sherpa sont visibles en arrière-plan sous un ciel partiellement nuageux. - Karavaniers
Philip Rouleau

3 | Rustique – L'essentiel, bien organisé

Lors des voyages rustiques, on dort sous la tente la plupart du temps, mais une équipe solide gère toute l’intendance : campement, repas et logistique.

Pour l’hygiène, on fait avec l’essentiel : accès à l’eau pour se laver sommairement, juste ce qu’il faut pour se sentir propre. Il peut faire froid la nuit, surtout quand on monte : on dort parfois jusqu’à 4000m.

L’équipe de soutien s’occupe de tout : le campement est monté à notre arrivée, les repas sont préparés avec soin, le service se fait à table sous la tente-cuisine équipée de tables et de sièges.

On dort « à la dure », oui, mais on n’est pas les seuls à gérer. C’est fait pour ceux qui veulent plonger dans les paysages reculés sans passer leurs soirées à chercher des piquets de tente dans le noir.

Notre énergie, on la garde pour marcher.

Consultez nos prochains départs rustiques.

Campement d’altitude au coucher du soleil, tentes jaunes sous les couleurs chaudes du ciel
François-Xavier Bleau

4 | Minimaliste – La sobriété partagée

Nuits sous la tente, dans des campements d’expédition où le superflu n’a pas sa place. Hôtel quand on passe par la ville, histoire de reprendre son souffle et de se laver vraiment.

L’eau pour l’hygiène, on y a accès, mais de façon sommaire : juste l’essentiel, parfois il faut la chercher, la faire fondre.

Les grands froids sont possibles, parfois même probables, surtout la nuit quand le mercure chute. L’altitude grimpe jusqu’à 5000 mètres, exceptionnellement un peu plus haut quand le terrain l’exige ou que l’itinéraire nous y mène.

Les repas d’expédition mélangent quelques lyophilisés et produits frais tant que la logistique le permet, tant que les conditions nous suivent.

Et ici, on met la main à la pâte : préparation des repas qui réchauffe autant les mains que le moral, vaisselle partagée après le souper, montage et démontage du camp où chacun trouve sa place et son rythme, selon la composition de l’équipe et les forces disponibles.

C’est la sobriété assumée, celle qui nous rapproche du terrain et des autres.

On participe, on s’entraide, on forme une vraie équipe.

Consultez les voyages minimalistes à venir.

JP Leblanc

5 | Spartiate – L'autonomie complète

Nuits sous la tente, campements où le confort n’existe pas. L’eau, il faut souvent la faire fondre, neige dans la casserole, attendre qu’elle daigne se transformer. Le froid peut être mordant et brutal. Pas d’équipe de soutien. On monte notre tente avec des doigts gelés, on prépare nos repas, on lave notre vaisselle dans l’eau glacée.

Certains endroits ne se donnent qu’à ceux qui acceptent cette autonomie totale.

Pour le moment, notre expédition à Baffin représente notre seul voyage de niveau Spartiate : 150 km en autonomie complète, pulkas pouvant atteindre jusqu’à cinquante kilos, banquise et rivières gelées sous un ciel arctique, températures qui plongent jusqu’à -35°C la nuit.

Une expédition d’une intensité rare, celle qui laisse des traces.

D’autres destinations spartiates suivront, tôt ou tard : on vous tiendra au courant.

En savoir plus sur notre expédition à Baffin.

JP Leblanc

Conférence – La Dolce Vita en voyage

Assurément, on marche dans de belles montagnes, qui dégringolent parfois jusqu’à la mer. Efforts et émerveillement sont de mise… et le soir, on retrouve le confort d’une auberge charmante et le plaisir de relaxer en terrasse. Quand on est...
Un groupe de six randonneurs avec des sacs à dos marche sur un sentier rocailleux à travers un paysage sec et vallonné avec une végétation clairsemée sous un ciel bleu clair. Leur voyage se déroule alors qu'une colline pointue se dresse à l'arrière-plan. - Karavaniers

Vous hésitez votre niveau ?

On peut en jaser. On connaît nos terrains par cœur, on saura vous orienter.

Olivier Paradis