
Grande aventure à Madagascar : Makay, Tsiribihina et les Tsingys
- Effort 3-Soutenu
- Confort 3-Rustique
- Période Avril à Septembre
- Durée 18 jours

90 % des espèces qui vivent à Madagascar n’existent nulle part ailleurs sur Terre. Ça donne une idée de ce qui vous attend. La Grande Île a suivi son propre chemin depuis que les continents se sont séparés, et ça se voit partout : dans ses baobabs aux silhouettes improbables, dans ses lémuriens qui vous regardent avec cet air de dire qu’ils étaient là bien avant vous, dans ses canyons du Makay que peu de marcheurs ont foulés. C’est une île qui demande du temps, de l’humilité, et une bonne paire de jambes. En échange, elle donne beaucoup. Les Malgaches, résilients et souriants malgré tout, comptent parmi les plus belles rencontres qu’on puisse faire sur cette planète. Chez Karavaniers, on y va à pied, lentement, pour ne rien manquer.

Chez Karavaniers, nous croyons qu’un voyage d’aventure est bien plus qu’une exploration. C’est une rencontre, une immersion et une expérience humaine inoubliable. Et au cœur de cette aventure, il y a nos guides, véritables chefs d’orchestre, dont le rôle dépasse largement celui de simple accompagnateur.
Nos guides ne sont pas seulement des connaisseurs de la région qu’ils explorent : ils en sont des amoureux. Ils ont une curiosité insatiable pour la culture, l’histoire et les traditions locales, qu’ils partagent avec enthousiasme. Ils incarnent l’esprit Karavaniers : celui d’un voyage attentif et respectueux des lieux visités.
Ils ne se contentent pas de montrer le chemin. Ils créent une ambiance chaleureuse et inclusive, veillant à ce que chaque membre du groupe se sente soutenu et valorisé. Que ce soit autour d’un thé partagé ou devant une montagne imposante, ils sont là pour partager leur passion.
Nos guides travaillent main dans la main avec nos équipes locales, des partenaires de confiance qui sont les gardiens de leur territoire. Ensemble, ils coordonnent chaque aspect de votre voyage. Leur expérience leur permet de réagir rapidement et efficacement face aux défis logistiques ou environnementaux sur le terrain.
Tous nos guides sont formés et certifiés en premiers soins en régions isolées.
À Madagascar, on dort rarement deux fois dans le même genre d’endroit, et c’est tant mieux. Le terrain commande, et il est généreux. Dans les Hautes Terres, ce sont de petits gîtes simples et chaleureux, tenus par des gens qui vous accueillent comme un des leurs. Près des parcs, on passe en lodge, au cœur de la nature. En ville, un hôtel confortable pour reprendre son souffle. Et sur les treks en zones isolées, place au camping sous tente, parfois sur un banc de sable au bord de l’eau, loin de tout et loin du bruit du monde. C’est presque toujours là que se fabriquent les souvenirs qu’on raconte au retour.
Pour les étapes en brousse, Karavaniers fournit le matériel de camping et de cuisine. Vous n’apportez que votre sac de couchage. Les chambres sont en occupation double ou twin, et l’occupation simple reste possible sur demande à l’inscription, en supplément et selon les disponibilités.
Côté table, la pension complète est incluse d’un bout à l’autre du voyage. En ville, vous goûtez la vraie cuisine malgache: le riz partout, décliné à l’infini, des légumes, de la viande ou du poisson selon les arrivages du jour. En brousse, c’est une équipe de cuisine locale qui prend les commandes, et ce qu’elle réussit à sortir de terre, littéralement, force l’admiration. L’eau en bouteille et les boissons ne sont pas comprises.
Pour rejoindre Antananarivo depuis Montréal, le vol passe généralement par Paris avec Air France. Les billets ne sont pas inclus dans le prix du voyage, mais Karavaniers peut les réserver pour vous une fois le départ confirmé. Réserver avec nous, c’est profiter de la protection de l’OPC, d’un accompagnement en cas de modification ou d’annulation, et de la prise en charge des démarches auprès des compagnies aériennes. Si vous préférez vous en occuper vous-même, veillez simplement à ce que vos horaires s’accordent avec ceux du groupe.
Sur place, on roule surtout en 4×4. Certaines routes sont longues, d’autres franchement cahoteuses, et il faut parfois attendre un bac pour franchir une rivière. C’est le jeu, et disons-le, ça fait partie du voyage. On ne vient pas à Madagascar pour l’autoroute.
Pour les bagages, on vous conseille un sac à dos souple pour les étapes de trek. En zone isolée, les porteurs se chargent du matériel commun, mais chacun porte son sac personnel pendant les journées de marche. Le gros bagage rigide, lui, reste bien tranquille dans le véhicule.
Le billet d’avion n’est pas inclus dans le prix du voyage. Les propositions de vols sont envoyées une fois le départ confirmé. Karavaniers peut réserver vos vols selon vos préférences et les tarifs proposés par notre fournisseur au moment de l’achat. Les prix pouvant varier rapidement, nous n’avons malheureusement aucune prise sur leurs fluctuations.
Si vous préférez réserver vos vols par vous-même, il est important que vos horaires soient harmonisés avec ceux du groupe afin de faciliter les transferts entre l’aéroport et l’hébergement. Toute arrivée ou départ décalé pourrait entraîner des frais supplémentaires à votre charge.
Veuillez-vous assurer que votre assurance voyage couvre les éléments suivants :
Pour une protection complète, nous recommandons de souscrire à l’assurance annulation et interruption dans les 5 jours suivant le paiement du dépôt. Si vous souhaitez obtenir une assurance ou simplement clarifier vos options, n’hésitez pas à nous contacter!
Un visa est obligatoire pour les ressortissants canadiens. Vous avez deux options : l’e-visa en ligne, sur le site officiel evisamada-mg.com, à demander au moins une semaine avant le départ, ou le visa à l’arrivée, directement à l’aéroport d’Antananarivo. Notre conseil de gens qui ont vu bien des files d’attente : réglez ça avant de partir.
Les tarifs en vigueur depuis février 2026 : 30€ pour 15 jours, 35€ pour 30 jours, 40€ pour 60 jours. Le paiement se fait en euros, en espèces, car les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées. Vérifiez aussi que votre passeport est valide au moins six mois après votre date de retour.
Bonne nouvelle pour commencer : aucun vaccin n’est obligatoire pour les voyageurs venant du Canada. Cela dit, mieux vaut arriver à jour sur les vaccins de routine (diphtérie, tétanos, polio), et l’hépatite A comme la typhoïde sont recommandées. Le mieux reste de passer par une clinique santé-voyage, quatre à six semaines avant le départ, pour un bilan taillé à votre profil.
Un traitement préventif contre le paludisme est fortement conseillé, surtout pour les régions côtières et les zones isolées. Le choix du médicament dépend de vous, de votre santé et de votre itinéraire : votre médecin ou la clinique du voyageur saura vous orienter.
Sur le terrain, le soleil ne fait pas de cadeau. Crème solaire, manches longues légères et bonne hydratation deviennent vite nos meilleurs alliés. Quant au chapeau, disons-le clairement, il n’est pas négociable.
Enfin, en zone très reculée, les infrastructures médicales sont quasi inexistantes, et ce n’est pas le moment d’improviser : une couverture médicale d’urgence, incluant l’évacuation, est donc obligatoire pour nos voyages de randonnée à Madagascar. Rassurez-vous tout de même : tous nos guides sont formés aux premiers soins en régions isolées.
La monnaie officielle, c’est l’ariary malgache (MGA). Le meilleur endroit pour retirer ou changer de l’argent est Antananarivo, dès l’arrivée, aux distributeurs des grandes banques ou dans les bureaux de change. Une fois la capitale derrière vous, les distributeurs se font rares, quand ils ne disparaissent pas tout à fait. Prévoyez donc du liquide, en euros ou en dollars américains, que vous changerez selon vos besoins. Les cartes de crédit/débit passent dans certains hôtels des grandes villes, mais leur usage reste limité. En brousse, c’est simple : cash ou rien. Pour les pourboires à l’équipe locale, l’ariary est préférable. On suggère en général entre 7 et 12 $ US par jour pour le guide Karavaniers, et un montant équivalent à répartir entre les membres de l’équipe locale. Votre guide vous donnera les indications précises une fois sur place. Gardez aussi un peu d’argent de poche pour les boissons, les quelques souvenirs de fin de séjour et les petits imprévus (ceux qui font sourire plus qu’ils n’inquiètent).
La tension est de 220V, avec des prises de type européen: pas besoin d’adaptateur. Dans les hôtels des villes et les lodges, l’électricité est généralement au rendez-vous, même si les coupures font partie du quotidien. En zone reculée et pendant les treks, en revanche, il n’y a pas de courant. Une lampe frontale et une batterie externe deviennent alors vos fidèles compagnons.
Pour le réseau et Internet, mieux vaut ne pas trop y compter en dehors des villes. En ville, le wifi existe, mais il reste capricieux. L’eSIM? On vous la déconseille franchement: elle fonctionne mal à Madagascar, et de toute façon, en zone reculée, aucun réseau ne la sauvera. Nos guides ont une eSIM pour les urgences. Pour le reste, voyez-y une belle occasion de décrocher pour de vrai.
Un voyage commence souvent avant l’avion, un livre sur les genoux ou une musique dans les oreilles. De quoi vous mettre dans l’ambiance de la Grande Île.
À Madagascar, la question du calendrier n’est pas un détail: elle décide de tout, des pistes que vous pourrez emprunter aux animaux que vous verrez.
La saison sèche, d’avril à octobre, est la grande fenêtre. Les pluies s’arrêtent, les pistes de latérite durcissent et redeviennent carrossables, les rivières baissent, ce qui rend praticables des treks impensables le reste de l’année, comme la traversée du Makay ou la descente de la Tsiribihina en pirogue. Le ciel se dégage, les journées sont douces, les nuits fraîches en altitude.
C’est aussi la meilleure période pour la faune: les lémuriens sont actifs, les caméléons sortent, les oiseaux endémiques se laissent observer. Pour un trek ou une randonnée à Madagascar, tout se joue là.
La saison des pluies, de novembre à mars, est à écarter pour une aventure engageante. Les pistes se changent en bourbiers, des régions entières deviennent inaccessibles, et la chaleur humide use vite. C’est aussi la saison des cyclones sur la côte est. Cela dit, c’est le moment où l’île est la plus verte et la plus photogénique: à garder en tête pour un futur voyage plus contemplatif, moins sportif.
La fin mai et le début juin, tout au début de l’hiver austral. C’est le moment idéal, et pour une raison simple: on récupère le meilleur des deux mondes. La végétation garde encore la fraîcheur des pluies récentes, d’un vert que la longue saison sèche finira par ternir, pendant que les pistes, elles, sont déjà bien sèches. Les températures sont douces, jour et nuit. Et surtout, on a l’île pour soi. Madagascar n’a jamais été une destination de foules, mais à cette période précise, c’est encore plus vrai: on peut marcher des jours entiers sans croiser un autre groupe. Une silhouette au loin sur une piste, de temps en temps, et sinon rien que vous, votre équipe malgache et des paysages qui semblent n’attendre personne.
Ces questions reviennent souvent lors de nos voyages de groupe à Madagascar. Nous avons donc décidé de les regrouper ici pour vous éclairer avant le grand départ.
Oui, et c’est précisément ce qui en fait un lieu à part. Le Makay est un labyrinthe de canyons perdu au milieu de l’île, sans route, sans réseau, sans village à proximité. En cas de pépin sérieux, la seule évacuation possible se fait par hélicoptère, après avoir rejoint un point de sortie à pied ou en brancard, puis rejoint l’hôpital. Ce n’est pas dit pour effrayer, mais pour être honnête : c’est un environnement où l’autonomie et la préparation comptent vraiment. C’est aussi pour ça qu’une assurance avec évacuation d’urgence est obligatoire, et que nos guides sont formés aux premiers soins en régions isolées.
Oui, sur nos circuits, ces deux points comptent. Dans le Makay, on progresse souvent les pieds dans l’eau, parfois jusqu’aux chevilles, parfois jusqu’à la taille, entre des parois de canyon. Il faut donc être à l’aise en milieu aquatique. Dans les Tsingy de Bemaraha, ces cathédrales de calcaire aux arêtes coupantes, on emprunte des ponts suspendus et des passages au-dessus du vide, encordé et harnaché. Si le vertige vous paralyse, c’est à savoir d’avance. Rien d’insurmontable pour qui est prévenu et en forme, mais ce ne sont pas des balades de plaine.
On préfère une réponse honnête à une déception sur le terrain. Nos circuits à Madagascar sont exigeants, physiquement et par leur environnement : canyons étroits où l’on se faufile, terrain sableux, passages dans l’eau, longues journées sous un soleil qui ne faiblit pas. Il faut pouvoir se mouvoir avec aisance, parfois dans des espaces très resserrés. Ce n’est pas une question de performance, mais plutôt de confort et de sécurité, pour vous comme pour le groupe. Un doute sur votre condition ? Appelez-nous avant de vous inscrire, on en parle sans détour.
Rassurez-vous, Madagascar est d’une grande douceur côté faune: pas de grands prédateurs pour l’humain, pas de serpents dangereux. Le plus grand carnivore de l’île est le fossa, une bête étonnante à mi-chemin, pour l’allure, entre le chat et la petite panthère, bien qu’il soit en réalité un cousin de la mangouste. Il est farouche et se laisse peu voir, mais certains de nos voyageurs ont eu la chance d’en croiser, photos à l’appui. Le reste du temps, vos compagnons de piste seront les zébus et, bien sûr, les lémuriens. Les seuls à surveiller vraiment: les moustiques, d’où le répulsif et le traitement antipaludique.
Les fady sont des interdits sacrés, hérités du culte des ancêtres qui imprègne toute la culture malgache. Ils varient d’une région et d’une ethnie à l’autre, et il y en a une infinité : tel jour où l’on ne travaille pas la terre, tel aliment proscrit, tel lieu où l’on ne pointe pas du doigt. Personne ne peut tous les connaître, pas même les Malgaches d’une autre région. La bonne nouvelle : vous n’avez rien à mémoriser. Vos guides locaux vous les expliquent au fil du chemin, au bon moment. Votre seul travail, c’est de les écouter.
Bonne nouvelle: Madagascar possède une langue commune, le malgache, comprise d’un bout à l’autre de l’île. Née il y a quelque 2000 ans, elle est d’origine austronésienne, cousine de l’indonésien et du tagalog des Philippines, ce qui en dit long sur les grands voyages en pirogue qui ont peuplé l’île. Elle se décline ensuite en de nombreuses variantes régionales, à peu près une par groupe ethnique, l’île en comptant traditionnellement 18. Un Malgache des Hautes Terres et un autre du Grand Sud se comprennent, mais avec un petit effort, un peu comme un Québécois et un Marseillais. Le français est la seconde langue officielle: courant en ville, dans les écoles et les grands centres, plus rare en pleine campagne. Rassurez-vous, vos guides font toujours le pont. Et quelques mots de malgache dans votre poche, glissés au bon moment, valent tous les sourires du monde.
Soyons transparents. En octobre 2025, à la suite d’un vaste mouvement citoyen mené par la jeunesse, contre les coupures d’eau, d’électricité et la corruption, le gouvernement est tombé, et c’est aujourd’hui une autorité militaire de transition qui dirige le pays. Une nouvelle Constitution et des élections sont annoncées pour 2027. Madagascar a connu bien des soubresauts politiques au fil de son histoire, et les Malgaches encaissent ces épisodes avec une résilience qui force le respect. Sur le terrain, nos circuits se déroulent loin des foyers de tension urbains, et nos équipes locales suivent la situation de près, au jour le jour. Avant chaque départ, on valide tout, et on consulte voyage.gc.ca avec vous. Si une région pose problème, on adapte. On ne part jamais à l’aveugle.

