Fonds plein air 1 % pour la planète
Où va notre 1 %?
Chez Karavaniers, agence de voyage écoresponsable au Québec, une idée nous guide depuis longtemps : on ne marche pas sur un territoire sans lui devoir quelque chose. Depuis 2020, nous versons donc chaque année 1 % de nos ventes au Fonds plein air 1 % pour la planète.
Ce fonds, alimenté par des entreprises d’ici, soutient des projets de conservation, de protection de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques aux quatre coins du Québec.
Ce qui nous plaît particulièrement, c’est qu’il ne s’agit pas d’un chèque envoyé dans le vide. Les entreprises donatrices choisissent elles-mêmes les projets qu’elles appuient, et peuvent suivre de près ce que leur contribution rend possible.
Ces dernières années, notre part est allée à la rivière Magpie, un combat qui nous tenait particulièrement à cœur. Cette année, nous nous tournons vers des projets portés par celles et ceux qui habitent et étudient ces territoires.
Ce que Karavaniers a soutenu jusqu’ici
La Magpie, Mutehekau Shipu pour les Innus d’Ekuanitshit, est de ces rivières qui font la réputation de la Côte-Nord auprès des pagayeurs du monde entier. Deux organismes ont reçu notre appui pour la défendre.
Soutien à la mobilisation citoyenne et autochtone pour la protection des rivières Magpie et Kipawa, et à la sensibilisation aux effets des barrages sur les écosystèmes. Le projet a réuni plus de 20 groupes écologistes, récréotouristiques et universitaires, ainsi que des représentants de la communauté innue. Il a aussi ouvert un dialogue avec les décideurs : 27 députés et députées ont répondu à l’appel de la Fondation, ce qui a permis de plaider pour le caractère naturel de ces rivières et la qualité de leurs eaux.
Appui aux démarches pour la protection de la rivière Magpie et sa reconnaissance légale. Ce projet a notamment contribué à l’obtention du statut d’Aire du patrimoine autochtone et communautaire (APAC), une reconnaissance internationale qui renforce sa protection à long terme. Il soutient également les démarches pour inscrire ce territoire au registre officiel des aires protégées.

Les projets appuyés par Karavaniers en 2026
Cette année, notre contribution va à deux initiatives. D’un côté, un projet de recherche sur la biodiversité des monts Uapishka; de l’autre, une démarche de conservation portée par le Conseil de la Nation Wendat. Deux approches différentes, une même volonté : mieux connaître les territoires pour mieux les préserver.
Région de biosphère Manicouagan-Uapishka (RBMU) : Mieux connaître la biodiversité des monts Uapishka
Notre premier choix nous mène sur la Côte-Nord, à deux pas du réservoir Manicouagan, cet œil géant laissé par un impact météoritique il y a quelque 214 millions d’années. Là-haut, sur les sommets des monts Uapishka, pousse une toundra alpine qu’on croirait arrachée au Grand Nord.
Le projet de la Région de biosphère Manicouagan-Uapishka vise à y réaliser des inventaires fauniques portant sur des espèces représentatives de ce milieu. Ces travaux approfondiront les connaissances sur ces écosystèmes nordiques et aideront à orienter les futures actions de conservation. On protège mal ce qu’on connaît mal.
Conseil de la Nation Wendat : Conserver des milieux naturels sur le territoire Onyionhwentsïio’
Notre deuxième choix s’est porté sur le Conseil de la Nation Wendat et son projet de conservation en terres privées sur l’Onyionhwentsïio’, « notre magnifique territoire ». Le nom dit déjà l’essentiel : il ne s’agit pas d’un décor, mais d’un lieu habité, nommé et aimé depuis des siècles.
Le projet vise à protéger durablement certains milieux naturels importants pour la biodiversité, et pour celles et ceux qui viendront après nous.

Une action collective à l’échelle du Québec
Nos deux projets ne sont qu’une partie d’un effort bien plus large, porté par l’ensemble des membres du Fonds plein air 1 % pour la planète.
En 2026, le Fonds soutient aussi la protection des bélugas, la restauration de bandes riveraines, la création d’aires protégées, la restauration écologique de milieux agricoles, l’éducation environnementale et la recherche scientifique.
Des bélugas du Saint-Laurent aux berges des ruisseaux agricoles, c’est tout un pays qui se répare, morceau par morceau.
Voyager et agir : être une agence de voyage écoresponsable au Québec
Les montagnes, les rivières et les grands espaces qui nous appellent ne sont pas que des destinations. Ce sont des milieux vivants et fragiles, et les sentiers que nous parcourons aujourd’hui sont ceux que nous espérons faire découvrir demain.
Ces paysages tiennent grâce à des gens qui travaillent souvent dans l’ombre : des biologistes qui passent l’été à recenser ce qui vit sur un sommet, des communautés qui défendent leurs rivières, des organismes qui frappent aux portes des députés.
Notre 1 % n’est pas grand-chose à l’échelle d’une rivière. Mais demandez à la Magpie : ce sont souvent les petites mobilisations qui finissent par faire bouger les grandes.
Parce que voyager et agir vont de pair.





