
Tsum : la vallée secrète
- Effort 3-Soutenu
- Confort 2-Épicurien
- Période Octobre à Novembre
- Durée 22 jours

Ce petit royaume mesure près de 800 km d’est en ouest, à peine 250 du nord au sud. Une étroite bande de montagnes coincée entre deux géants : la Chine au nord, l’Inde au sud. Et pourtant, dans cette mince tranche de terre, on passe de la jungle tropicale à 70 m d’altitude jusqu’au toit du monde à 8 849 m. Nulle part ailleurs la planète ne s’élève aussi vite, aussi fort. Et nulle part ailleurs on trouve autant de sentiers qui mènent si haut.
Le trek moderne, tel qu’on le connaît, naît en 1964, quand le colonel Jimmy Roberts, un Britannique tombé amoureux du pays, organise les premières expéditions commerciales. Les sentiers, eux, existent depuis des siècles. Ils servaient au commerce, à la transhumance, à la vie quotidienne des Népalais qui allaient d’un village à l’autre. Quand les premiers Occidentaux arrivent, ce sont des alpinistes qui veulent des sommets, des anthropologues qui veulent étudier les Sherpas. Personne ne pense simplement à marcher. Roberts, lui, comprend quelque chose : ces chemins-là, n’importe qui peut les emprunter. Pas besoin de cordes, de crampons, de prouesses. Juste des jambes et du temps.
Depuis, trois régions attirent presque tous les voyageurs : l’Annapurna, l’Everest, le Langtang. Magnifiques, oui. Incontournables, peut-être. Mais le Népal ne se limite pas à ça. Chez Karavaniers, on vous emmène aussi là où les autres ne vont pas : des vallées qu’on oublie, des sentiers qu’on délaisse, des coins longtemps interdits. Parce que certains endroits valent qu’on s’écarte un peu du chemin.
Voici quelques-unes des plus belles aventures que nous vous proposons : des chemins rarement foulés qui promettent émerveillement et rencontres.




Depuis toujours, nous cherchons les vallées restées à l’ombre des grands classiques, celles que les guides touristiques ont oubliées, celles qui sont peut-être moins faciles à rejoindre mais surtout moins achalandées. Nos itinéraires sont audacieux, ils demandent une logistique plus complexe… c’est notre travail de les rendre possible. Nous n’allons plus au camp de base de l’Everest, nous n’avons plus de plaisir à marcher sur le chemin qui y mènent, mais nous continuons à admirer le toit du monde depuis les hauts cols spectaculaires reculés de la vallée de Thame ou marchons dans les villages sherpas à son pied. Nous ne faisons pas le tour des Annapurnas mais celui du Manaslu, et avec la variante de Tsum. Et ainsi de suite.
Quand l’altitude devient un langage en soi, nous accompagnons aussi celles et ceux qui souhaitent aller plus haut, avec une progression réfléchie et respectueuse. L’ascension du Mera Peak s’inscrit dans cette logique : un sommet accessible techniquement, mais qui exige méthode, acclimatation et humilité.
Plus à l’ouest, la vallée de Tsum raconte une autre histoire. Longtemps fermée, profondément marquée par le bouddhisme tibétain, elle impose un rythme lent, presque méditatif. On y marche entre monastères, cultures en terrasses et villages où le passage reste encore un événement discret.
Enfin, certaines traversées incarnent pleinement notre approche du Népal : longues, engagées, sans raccourci. La liaison entre le Kangchenjunga et le Makalu en est un exemple marquant. Un itinéraire rare, pensé comme une immersion complète dans l’Himalaya oriental, loin de toute facilité.
Nos circuits, vous pourriez difficilement (voire pas du tout) les organiser seuls, et c’est là que Karavaniers fait toute une différence!
Depuis toujours, nous cherchons les vallées restées à l’ombre des grands classiques, celles que les guides touristiques ont oubliées, celles qui sont peut-être moins faciles à rejoindre mais surtout moins achalandées. Nos itinéraires sont audacieux, ils demandent une logistique plus complexe… c’est notre travail de les rendre possible. Nous n’allons plus au camp de base de l’Everest, nous n’avons plus de plaisir à marcher sur le chemin qui y mènent, mais nous continuons à admirer le toit du monde depuis les hauts cols spectaculaires reculés de la vallée de Thame ou marchons dans les villages sherpas à son pied. Nous ne faisons pas le tour des Annapurnas mais celui du Manaslu, et avec la variante de Tsum. Et ainsi de suite. Nos circuits, vous pourriez difficilement (voire pas du tout) les organiser seuls, et c’est là que Karavaniers fait toute une différence!Chez Karavaniers, nous croyons qu’un voyage d’aventure est bien plus qu’une simple exploration. C’est une rencontre, une immersion et une expérience humaine inoubliable. Et au cœur de cette aventure, il y a nos guides, véritables chefs d’orchestre, dont le rôle dépasse largement celui de simple accompagnateur.
Nos guides ne sont pas seulement des connaisseurs de la région qu’ils explorent : ils en sont des amoureux, parfois y vivent ou en sont natifs. Ils ont une curiosité insatiable pour la culture, l’histoire et les traditions locales, qu’ils partagent avec enthousiasme. Ils incarnent l’esprit Karavaniers : celui d’un voyage attentif et respectueux des lieux visités.
Ils ne se contentent pas de vous montrer le chemin. Ils créent une ambiance chaleureuse et inclusive, veillant à ce que chaque membre du groupe se sente soutenu et valorisé. Que ce soit autour d’un thé partagé ou devant une montagne imposante, ils sont là pour partager leur passion et vous accompagner dans une aventure qui restera gravée dans votre mémoire.
Tous nos guides sont formés et certifiés en premiers soins en régions isolées.
Ils travaillent main dans la main avec nos équipes locales, des partenaires de confiance qui sont les gardiens de leur territoire. Au Népal, nous travaillons depuis 1998 avec notre équipe ! Ensemble, ils coordonnent chaque aspect de votre voyage. Leurs expériences leurs permet de réagir rapidement et efficacement face aux défis logistiques ou environnementaux sur le terrain.
VISA :
Un visa est requis pour entrer au Népal. Il est possible et même recommandé d’en faire la demande sur place, à votre arrivée aux douanes.
Vous referez au site officiel pour toutes les informations : https://immigration.gov.np/en/page/tourist-visa
KARAVANIERS VOUS PROPOSE UNE ASSURANCE EFFICACE!
Veuillez vérifier que vous êtes bien couvert par vos assurances à propos des aspects ci-dessous :
• Soins médicaux d’urgence et rapatriement incluant les évacuations en héliportées et aéroportées si nécessaires.
• Annulation et interruption de séjour à hauteur des montants versés pour votre voyage (la protection Optionnelle Pandémie est un complément facultatif qui vous permet aussi d’annuler en cas de COVID-19),
• Bagages,
• Accident de voyage.
Il faut penser à acheter ses assurances annulation et interruption le même jour que votre réservation-paiement du dépôt pour vous assurer d’être couvert.
Si vous avez besoin d’une couverture, contactez-nous.
RÉSERVATION DES BILLETS D’AVIONS :
Le billet d’avion n’est pas inclus dans le prix. Les propositions de vols se font une fois le départ confirmé.
Karavaniers vous offre le service de réservation, selon votre demande et selon les prix de notre fournisseur aérien au moment de la réservation. Nous n’avons pas le contrôle sur la variation des prix des billets.
Acheter vos billets d’avion via Karavaniers permet de bénéficier de la protection de l’OPC, de soutien en cas d’annulation ou de retard de vols, et d’un suivi des dossiers en cas de réclamation auprès des compagnies.
Si vous souhaitez prendre les vols de votre côté, il sera important de les faire correspondre avec notre itinéraire pour faciliter les transferts aéroport – hôtel – aéroport. Tout transfert hors des horaires de ceux du groupe serait potentiellement à votre charge. Contactez-nous pour cela.
Nous logeons à l’hôtel à Bhaktapur et à Katmandou: agréable et moderne, il permet de préparer le trek et de se reposer après celui-ci.
La vie de montagne est assez confortable. Nos tentes et nos équipements de camping sont très confortables (tente 3 places pour 2 personnes, matelas très épais, oreiller et accès à une tente douche parfois). Camper donne une grande liberté dans nos itinéraires et plus d’intimité et de propreté que bon nombre de lodges de montagne.
À Katmandou, les restaurants sont variés et délicieux. En trek, nous dégustons la cuisine d’un cuistot népalais. Les portions sont gargantuesques. C’est simple mais varié, en considérant les conditions et les possibilités pendant le trek : avec parfois des pizzas, des tartes, des rouleaux du printemps, des frites, etc. Le dhat bat (riz, lentilles et agréments) est une valeur sûre.
TRANSPORT :
Transferts en autobus ou minibus privés. Vol interne parfois au retour pour certains de nos voyages.
Les routes du Népal sont… difficiles à décrire ! De même que les temps de route indiqués… imprévisibles. Disons que nous essayons de donner une moyenne attendue !
Une fois en direction de votre trek, il faut un certain lâcher prise. Une mousson un peu tardive ? et l’état des routes devient un vrai défi ! et c’est avec quelques détours par les montagnes, une route secondaire, quelques sueurs froides, et beaucoup de patience que nous arrivons enfin à destination.
BAGAGES :
En trek, vous ne portez que votre sac de jour. Notre équipe de porteurs transporte l’équipement commun ainsi que les bagages. Nous demandons à nos voyageurs de s’en tenir au matériel suggéré sur la liste d’équipement du voyage (fournie à l’inscription) afin de ne pas surcharger notre équipe. Chaque voyageur est limité à 12kg de bagages pour le trek.
Il est possible de laisser des choses à Katmandou que nous récupérons à la fin du trek.
Très variable. Il y aura sans doute de la neige au-dessus de 4500 mètres. Il peut faire chaud (25ºC) dans la journée, surtout en basse altitude et autour de Katmandou. La basse vallée de la Buri Gandaki possède une végétation parfois surprenante et quasi-tropicale (et donc plus humide). En général (et surtout en trekking), les nuits sont fraîches, voire froides. Le printemps et l’automne sont les meilleurs moments pour visiter le Népal. Au printemps, les fleurs sont partout. Notons aussi que les hautes montagnes et donc certainement l’Himalaya participent à la formation des nuages. On n’est donc jamais sûr du temps en montagne.
1. Quelle est la différence entre un trek sur mesure et un trek en groupe ?
Les treks en groupe Karavaniers suivent des itinéraires rodés avec des dates de départ fixes. L’avantage : la logistique est déjà réglée, les permis obtenus, l’équipe locale coordonnée. On partage l’expérience avec d’autres trekkeurs (maximum 12 personnes).
Les treks sur mesure permettent de composer son propre itinéraire selon ses dates, son groupe (famille, amis, collègues) et son niveau d’effort. On choisit la durée, les étapes, le niveau de confort (lodge ou camping), et la présence ou non d’un guide francophone. La flexibilité totale, en somme.
2. Combien coûte un trek au Népal avec Karavaniers ?
Les treks de groupe au Népal se situent entre 5 500$ et 8 700$ CAD par personne, vols internationaux non compris. Cette fourchette reflète des réalités de terrain bien concrètes.
Un trek de 22 jours dans la vallée secrète de Tsum démarre à 5 550$. La traversée du Kangchenjunga au Makalu, 26 jours entre deux géants de 8000m avec passages de cols techniques, monte à 8 670$. L’ascension du Mera Peak (6476m), qui nécessite équipement d’alpinisme et encadrement spécialisé, tourne autour de 7 320$. Enfin, notre circuit L’Everest par le pays Sherpa et la Vallée de Thame commence à 7 520$ pour le voyage de groupe.
Ces prix incluent l’essentiel : guide francophone Karavaniers, équipe locale (porteurs, cuisiniers), tous les repas pendant le trek, hébergement en lodge ou en tente selon l’itinéraire, permis de trek et d’ascension, transports terrestres au Népal, absorption des émissions carbone de la portion terrestre. Pas de frais cachés qui surgissent au dernier moment. Prenez quand même le temps de vérifier les inclusions et exclusions sur chaque page circuit !
Ce qui fait varier le coût : la durée (plus on marche longtemps, plus ça coûte, logique), l’isolement de la région (certaines vallées nécessitent des permis spéciaux onéreux, d’autres pas), le niveau technique (l’alpinisme demande matériel et formation supplémentaires), et la taille du groupe (les prix diminuent si vous êtes nombreux).
Pour un voyage de trek sur mesure, le calcul se fait selon vos choix : avec ou sans guide francophone, lodge ou camping, combien de jours, quelle région. Contactez-nous avec votre projet, on vous fera un devis bien détaillé.
3. Quel est le meilleur mois pour visiter le Népal ?
Les saisons idéales pour trekker au Népal sont l’automne (octobre-novembre) et le printemps (mars-avril-mai).
L’automne offre un ciel dégagé, une visibilité exceptionnelle sur les sommets, des températures agréables en journée (fraîches la nuit en altitude), et les fêtes de Dashain et Tihar qui colorent les villages. C’est la haute saison : les sentiers sont plus fréquentés, les lodges remplis.
Le printemps apporte la floraison des rhododendrons (mars-avril), des températures plus douces même en altitude, et une fréquentation moindre qu’en automne. Les après-midis peuvent être plus nuageux.
L’hiver (décembre-février) convient aux treks de basse et moyenne altitude (Langtang, Annapurna sud). L’été/mousson (juin-septembre) rend les hautes régions accessibles (Mustang, Dolpo) grâce à leur position dans l’ombre pluviométrique de l’Himalaya.
4. Dois-je être en excellente forme physique pour trekker au Népal ?
Cela dépend du trek choisi. Nos itinéraires népalais couvrent tous les niveaux d’effort, du modéré au très exigeant.
Un trek modéré comme le Langtang (niveau 2) demande une bonne condition physique de base : être capable de marcher 5 à 7 heures par jour avec un sac léger, sur plusieurs jours consécutifs. Pas besoin d’expérience technique en montagne, mais une habitude de la randonnée aide. L’altitude maximale (3870m en lodge, 4773m en journée) nécessite une acclimatation progressive que l’itinéraire prévoit déjà.
Les treks plus exigeants (Mera Peak, Everest, Makalu) demandent une excellente endurance, une expérience préalable de l’altitude, et parfois des compétences techniques pour franchir certains passages.
La meilleure préparation : marcher régulièrement avec dénivelé dans les mois précédant le départ, renforcer son cardio, et partir avec un état d’esprit ouvert face à l’effort et à l’altitude.
François-Xavier, guide et spécialiste voyage chez Karavaniers, a écrit un guide pratique sur la préparation d’un trek au Népal. Entraînement, équipement, acclimatation : tout ce qu’il faut savoir avant de partir.
5. Quelles sont les règles de politesse à respecter chez un hôte népalais ?
Si on a la chance d’être invité chez quelqu’un, certaines règles sont de mise. Par exemple, le verre (que ce soit du thé, du thé au beurre ou du chang) sera offert plein jusqu’à ras bord. La politesse voudrait qu’on en boive une gorgée, qu’on soit resservi, qu’on reboive, et ce jusqu’à 3 fois. Notons qu’ensuite, le verre un peu moins plein sera toujours rempli de nouveau après une invitation par l’hôtesse à en boire le contenu. Idéalement, il faudrait avant de partir vider complètement le verre et se lever aussitôt (de peur de voir celui-ci rempli une fois de plus !). Souvent, nous serons les seuls à manger puisque la famille attendra la fin de notre repas avant de se mettre elle aussi à table.
On ne mange jamais avec sa main gauche. C’est la main sale. Toujours utiliser la main droite.
6. Comment éviter les impairs culturels au Népal ?
Comme dans beaucoup de sociétés asiatiques, le pied représente une partie impure du corps et la tête une partie pure. Évitez donc de pointer quelqu’un avec les pieds, de s’asseoir aussi avec la plante du pied face à nos hôtes. De plus, il n’est pas toujours bien vu de caresser la tête des enfants (la partie la plus pure) avec les mains (déjà moins pures).
7. Comment marchander au Népal ?
Forcément, le marchandage est de mise. N’oublions jamais que c’est un jeu, un plaisir. Notons qu’il est toujours préférable d’attendre la fin d’un voyage avant de faire les achats. On connaît alors mieux les prix et les vendeurs ont moins tendance à gonfler ceux-ci puisqu’on se promène moins avec les yeux gros comme des dix sous.
Perdre son calme, en Asie, est un signe de faiblesse. C’est quelque chose de honteux, pas pour celui qui reçoit la colère, mais pour celui qui la donne. C’est une bien mauvaise façon d’espérer obtenir quelque chose. Vaut mieux être patient, sourire, mais s’entêter s’il le faut, sans jamais vraiment lever la voix.
8. Quelle est la situation politique au Népal ?
Il n’y a pas si longtemps, le Népal était encore une monarchie. Le pays abritait alors trois entités politiques rivales qui ne se faisaient aucunement confiance (un roi peu populaire qui avait pris la place de son frère assassiné en 2001, les partis dits « agitateurs » de Katmandou et les maoïstes des campagnes). À l’origine, le mouvement maoïste est né de la contestation contre la corruption omniprésente et la richesse excessive de la vallée de Katmandou. Puis il a fortement dérapé. Tellement qu’il a été à l’origine d’une guerre civile larvée qui a usé le Népal pendant une dizaine d’années. Notons que les maoïstes n’ont jamais ciblé les étrangers lors de leurs attaques, principalement dirigées contre les autorités et les représentants de l’ordre. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde cependant à dire que c’est grâce à la persévérance de leur mouvement et à leur participation à un gouvernement de transition en 2007 qu’une assemblée constituante a finalement été élue en avril 2008. La première décision de cette assemblée a été, en mai 2008, de mettre un terme à la monarchie et de proclamer la « République démocratique fédérale du Népal ».
9. Le Népal est-il un pays bouddhiste ou hindou ?
On fait souvent l’erreur de penser que le Népal est bouddhiste. Ce n’est pas exact. Il s’agit plutôt d’un royaume hindou. En effet, une grande majorité de la région de Katmandou (mais aussi les moyennes montagnes, Pokhara et le Terai) est presque exclusivement hindoue. On peut aussi considérer qu’il y a eu ici un amalgame certain entre les deux religions puisqu’une étonnante série de légendes et de comportements prennent leur source dans l’ancienne culture bouddhiste. Encore aujourd’hui, les villes de la vallée de Katmandou ont des allégeances diverses, avec Bhaktapur essentiellement hindoue, Patan relativement bouddhiste (mais un bouddhisme newari, qui n’a rien à voir avec le bouddhisme tibétain) et Katmandou un peu entre les deux.
10. Quelles sont les particularités de l’hindouisme au Népal ?
L’hindouisme newari est caractéristique. La force de son symbolisme, son rôle mandalique dans les cités, ses traditions, lui donnent une couleur différente de celle de l’Inde. Pour le visiteur, sa première manifestation reste encore le rôle prépondérant des sacrifices animaux, souvent sanglants.
Il est interdit pour les non-hindous de pénétrer dans la cellule principale d’un temple. Notons cependant qu’au Népal, ces pièces sont généralement fermées et que les fidèles eux-mêmes prient souvent depuis l’extérieur, face au temple.
Le concept des « renonçants » (ou sadhous) est important dans la société traditionnelle hindoue. Il s’agit de vagabonds sacrés ayant choisi l’ascétisme afin de se rapprocher de leur divinité principale (souvent Shiva). Notons pourtant que la grande majorité des sadhous de Katmandou, en quête de photo à prendre, de tika à donner, n’en sont pas véritablement. Ne les encourageons pas.
La zone sherpa, au contraire, est de culture bouddhique. Ce bouddhisme est d’allégeance tibétaine, souvent associé à la vieille école (niygmapa). Il s’agit d’un bouddhisme assez éloigné du bouddhisme originel, basant sa différence sur des emprunts à la religion traditionnelle (Bön) et donc sur le concept des divinités protectrices et des systèmes mandaliques.
• Everest south west face, Chris Bonington
• The climb, tragic ambitions on Everest, Anatoli Boukreev
• Le sommet des Dieux (5 volumes), Jirō Taniguchi
• Touching my father’s soul, a sherpa’s journey to the top of Everest, Jamling Tenzing Norgay
• L’Everest m’a conquis, Yves Laforêt

En 1998, Karavaniers veut offrir des voyages au Népal. Pour trouver une équipe fiable, on écrit au Bureau du Tourisme à Katmandou. Quelques jours plus tard, on reçoit un fax. L’homme dit avoir grimpé l’Everest à plusieurs reprises et veut nous offrir ses services. La lettre est signée Babu Chiri Sherpa. L’homme qui détient le record d’être resté 21 heures au sommet de la plus haute montagne du monde, sans oxygène ?!? Ça doit être une mauvaise blague. Après quelques jours, on reçoit un deuxième fax. « Vous savez, je suis un homme sérieux. Je veux vous aider à organiser des treks au Népal. » Signé, Babu Chiri Sherpa. Est-ce possible ? Nous nous rendons donc à Katmandou pour rencontrer cet homme qui prétend être Babu Chiri Sherpa. Heureux hasard, ce fameux fax disait vrai… Une longue collaboration débute alors. D’abord, la création de treks audacieux, d’ascensions de montagnes dont les sommets n’ont jamais été atteints par aucun Québécois, mais aussi de beaux projets comme la construction d’une école au Népal. À ce jour, Karavaniers continue, via la Fondation Babu Chiri Sherpa, de contribuer aux salaires des professeurs.

