Rolwaling, l'ascension du Pachermo et le col du Tashi Lapcha
Il existe, à l’est de Katmandou, une vallée que peu de voyageurs connaissent : le Rolwaling. Encaissée, sauvage, longtemps fermée aux étrangers, elle abrite un peuple sherpa resté à l’écart des grands courants du tourisme himalayen. C’est par là que commence ce voyage, aux antipodes des sentiers du camp de base de l’Everest.
Nous remontons la vallée jusqu’à ses derniers hameaux, là où les yaks remplacent les mules et où les glaciers dominent le paysage. Puis vient l’objectif : le Pachermo (6273 m), sommet que nous gravissons avant de basculer par l’un des cols glaciaires les plus engagés du Népal, le Tashi Lapcha (5755 m). De l’autre côté, un autre monde s’ouvre : la haute vallée de Thame, porte du pays sherpa et avant-poste historique des caravanes commerçant avec le Tibet.
Ce voyage relie ainsi deux vallées mythiques par un itinéraire d’altitude exigeant, entre alpinisme et trek, réservé aux marcheurs solides et déjà aguerris à la haute montagne. Peu de groupes tentent cette traversée chaque année. Nous la faisons en petite cordée, encadrés par un guide Karavaniers du Québec et une équipe locale expérimentée.
Points forts
- Une vallée reculée et encore peu fréquentée : le Rolwaling, longtemps interdit d’accès, aujourd’hui préservée du tourisme de masse.
- L’ascension du Pachermo (6273 m), idéal pour une première expérience d’alpinisme d’altitude.
- Le passage du col du Tashi Lapcha (5755 m), l’un des cols glaciaires les plus engagés du Népal
- Une traversée complète entre deux vallées sherpa mythiques : le Rolwaling et la vallée de Thame.
- Une progression en altitude pensée pour l’acclimatation, avec des journées de réserve intégrées avant les passages clés.
Intention d’itinéraire
Jours 1 et 2
Vol vers Katmandou au Népal
Jour 3

Arrivée et accueil à Bhaktapur
Jour 4

Découverte de Bhaktapur
Jours 5 à 9 : Trek du Rolwaling vers le Tashi Lapcha et la vallée de Thame

Jour 5

Route en jeep vers Chetchet
Jours 6 à 9

Remontée de la vallée du Rolwaling
Jours 10 à 13

Vers les hauteurs, sous le Pachermo
Le paysage change de nature : des alpages de Kabug (4820 m) au camp du glacier (4735 m), puis jusqu’à Ngole (5130 m), nous quittons peu à peu la végétation pour le monde minéral. Une journée de réserve est prévue à cette étape, pour absorber un imprévu météo ou offrir un jour d’acclimatation supplémentaire avant l’objectif du voyage.
Jour 14

Ascension du Pachermo
Jour de sommet. Réveil très matinal pour attaquer, à la frontale, la pente qui mène au Pachermo (6273 m). L’itinéraire suit une arête nord-nord-ouest bien définie, sur un glacier plutôt régulier mais crevassé par endroits : la cordée est de rigueur, avec crampons, piolet et baudrier. Techniquement, l’ascension elle-même n’est pas la plus difficile des « trekking peaks » népalais (pas de passage d’escalade pure), mais l’altitude, le froid et la fatigue accumulée des jours précédents en font une journée exigeante, encadrée pas à pas par notre équipe locale. La durée de la course dépend des conditions de neige et de la forme du groupe. Du sommet, la vue s’étend sur le massif du Rolwaling et, au loin, sur les géants du Khumbu, dont l’Everest, le Makalu et le Gaurishankar.
Jour 15

Passage du col du Tashi Lapcha
Jours 16 à 18

Retour au pays sherpa, la vallée de Thame
Jours 19 à 21
Vers Namche Bazaar et Lukla
Jour 23
Katmandou, visites et temps libre
Jours 24 et 25
Retour au Québec
Transfert vers l’aéroport et vol de nuit vers Montréal. Arrivée au Québec le lendemain.
Cet itinéraire trace les grandes lignes du voyage, mais rien n’est figé. Le Tashi Lapcha reste un col exposé aux caprices de la météo : neige, conditions de glacier ou fenêtre météo défavorable peuvent modifier le rythme des derniers jours en altitude. Sous la responsabilité du guide, l’itinéraire s’ajuste alors pour préserver avant tout la sécurité du groupe.
Dates et prix
NOS PRIX COMPRENNENT :
- L’encadrement tout au long du séjour par un guide Karavaniers et un sirdar local qualifié pour la haute montagne.
-
L’assistance d’une équipe locale complète : assistants-guides, cuisinier et aides-cuisiniers, porteurs.
-
L’ensemble des transports terrestres prévus au programme, ainsi que le vol interne Lukla–Ramechhap.
- L’hébergement tel que décrit dans le programme.
- Les visites et activités prévues au programme, sauf indication contraire.
- Le matériel commun lorsque requis.
- L’absorption des émissions de gaz à effet de serre liées au voyage.
- Votre contribution au Fonds Plein Air – 1 % pour la planète.
NOS PRIX NE COMPRENNENT PAS :
- Le billet d’avion international.
- Le supplément petit groupe de 350 $ CAD par personne (de 6 à 7 voyageurs inclus).
- Le pourboire au guide Karavaniers (en moyenne entre 8 et 12 $ CAD par jour).
- L’occupation simple en tente est possible sur demande, selon les disponibilités. Des frais s’ajoutent. Contactez-nous pour en discuter.
- Le pourboire au guide et à l’équipe locale (prévoir environ 250$ USD pour l’équipe et environ 10$ CAD par jour par personne pour votre guide).
- L’équipement personnel, tel que précisé dans la liste d’équipement fournie.
- Les transferts aéroport – lieu d’hébergement – aéroport si vous ne voyagez pas aux mêmes dates ou aux mêmes heures que le groupe.
- Les assurances voyage, à souscrire avant le départ (se référer aux formalités).
- Les vaccins requis ou recommandés, à valider auprès d’une clinique du voyageur.
- Les frais de visa lorsque requis dans le pays visité.
- Les frais de dossier de 50 $ CAD, plus taxes, par personne et par voyage.
- Le Fonds d’indemnisation de l’Office de la protection du consommateur, 0,10% des prestations terrestres et aériennes. Remise applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2024.
- Tous les frais résultants d’un cas de force majeure ne pouvant être imputés à l’agence Karavaniers (notamment les conditions météorologiques défavorables, les situations géopolitiques, les catastrophes naturelles, les grèves, etc.).
Agir pour la planète
empreinte carbone

1% for the
planet
1% pour la planète est un mouvement mondial composé de plus de 1 300 entreprises membres qui ont choisi, comme Karavaniers, de donner 1 % de leur chiffre d'affaires à des associations de préservation de l'environnement.
Ascension du Mera Peak
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Le Népal
Plus d’informations sur le voyage
Notre approche du voyage
Le Rolwaling est resté longtemps l’une des vallées les plus isolées du Népal, sans route carrossable et difficile d’accès. Ce relatif isolement en a fait un sanctuaire pour une communauté sherpa restée fidèle à ses traditions, loin des grands flux touristiques du Khumbu. En choisir le point de départ, plutôt que d’entrer directement par la vallée de Thame, c’est se donner le temps d’une immersion rare avant l’effort du col.
Le Tashi Lapcha n’est pas un col que l’on franchit à la légère. C’est pourquoi nous intégrons une journée de réserve avant l’ascension du Pachermo, en plus des étapes d’acclimatation progressive tout au long de la remontée du Rolwaling. L’objectif : arriver au pied du sommet et du col dans les meilleures conditions physiques possibles, avec une marge pour composer avec la météo.
De l’autre côté du col, la vallée de Thame agit comme un sas de retour vers la civilisation : ses lodges, son monastère et son ambiance plus douce contrastent avec l’engagement des jours précédents, avant de rejoindre Namche Bazaar et la route du retour.
Niveau de difficulté : TRÈS EXIGEANT
Ce voyage combine un trek d’altitude soutenu et une véritable ascension technique. Plusieurs journées consécutives se déroulent au-dessus de 4000 mètres, avec deux passages clés :
- Le Pachermo (6273 m) : ascension sur glacier peu pentu mais crevassé, encordée, avec crampons et piolet. Techniquement accessible sans expérience d’escalade, mais exigeante par l’altitude et le froid.
- Le col du Tashi Lapcha (5755 m) : un passage engagé, sur glacier puis paroi rocheuse et glaciaire équipée de cordes fixes, avec descendeur, crampons et baudrier.
Une bonne condition physique, une expérience préalable de la randonnée en haute montagne (idéalement une première expérience de glacier ou de via ferrata/cordes fixes) et une réelle capacité d’adaptation aux conditions de haute altitude et au froid (jusqu’à -15 à -20°C la nuit en altitude) sont indispensables pour ce voyage. Le camping constitue la majorité des nuitées, dans un environnement rustique et reculé, encadré par un guide Karavaniers, un sirdar et une équipe locale expérimentée sur ce terrain technique.
Encadrement
Au cœur de cette aventure, il y a nos guides, véritables chefs d’orchestre. Quel est leur rôle ? À découvrir ici.
Le groupe est pris en charge par un nos guides : un guide de haute montagne Karavaniers qui part juste avant vous et une équipe népalaise menée par un sirdar d’altitude expérimenté. Ratio d’encadrement pour l’ascension : 1 guide pour 4 grimpeurs.
Nos guides travaillent main dans la main avec nos équipes locales, des partenaires de confiance qui sont les gardiens de leur territoire. Ensemble, ils coordonnent chaque aspect de votre voyage. Leur expérience leur permet de réagir rapidement et efficacement face aux défis logistiques ou environnementaux sur le terrain.
Hébergements & Repas
Hébergements
En trek, nous prévoyons des tentes trois places pour deux personnes, le campement inclut également une tente repas, une tente cuisine ainsi qu’une tente toilette.
À Katmandou, l’hébergement est en hôtel propre, confortable et bien situé, en occupation double.
Repas
À Katmandou, les restaurants sont variés et délicieux. En trek, nous dégustons la cuisine d’un cuistot népalais. Les portions sont généreuses. Vous découvrez la cuisine locale des montagnes (miam le fameux dhalbat), mais vous serez aussi surpris avec parfois des pizzas, des tartes, des rouleaux du printemps, des frites, etc.
Transport & Bagages
TRANSPORT
Les routes du Népal sont… difficiles à décrire ! De même que les temps de route indiqués… imprévisibles. Disons que nous essayons de donner une moyenne attendue !
Une fois en direction de votre trek, il faut un certain lâcher prise. Une mousson un peu tardive ? et l’état des routes devient un vrai défi ! et c’est avec quelques détours par les montagnes, une route secondaire, quelques sueurs froides, et beaucoup de patience que nous arrivons enfin à destination.
Bagages
En trek, vous ne portez que votre sac de jour. Notre équipe de porteurs se charge de porter l’équipement commun de cuisine et de campement ainsi que votre bagage. À ce titre, nous demandons à nos voyageurs de s’en tenir au matériel suggéré sur la liste d’équipement du voyage (fournie à l’inscription) afin de ne pas surcharger notre équipe. Chaque voyageur est limité à 15kg de bagages (20kg pour les voyages d’alpinisme comprenant du matériel technique). Il est possible de laisser des choses à Katmandou que nous récupérons à la fin du trek. Pendant l’ascension, vos sacs de jour sont évidemment plus chargés, compte tenu de la « quincaillerie » nécessaire : crampons, baudriers, etc.
Climat
Le climat dans les montagnes de l’Himalaya reste très variable. Il peut faire chaud (25°c) dans la journée, surtout en basse altitude et autour de Katmandou. En trek, il fait généralement bon en basse altitude (Namche et Lukla). Le froid se fait plus pinçant en montant.
En altitude, le soleil a une force qu’il ne faut pas négliger (crème et lunettes solaires fortes de rigueur). Notons cependant que des nuages ou le coucher du soleil peuvent rapidement faire chuter la température (parfois de 20ºc en 30 minutes). En montagne, le vent est aussi un important facteur de refroidissement. Il est essentiel de savoir que les montagnes participent activement à la formation des nuages et que, conséquemment, il est particulièrement hasardeux d’essayer ici de prédire (ou prévoir) la température. Tout change très vite.
Le printemps et l’automne sont les meilleurs moments pour visiter le Népal. Au printemps, les fleurs sont partout. À l’automne, la verdure est fascinante. En hiver, les températures peuvent être glaciales le soir et la nuit (entre -20 et -30ºc).
Les températures sur ce voyage peuvent aller de -25ºC à 30ºC le jour et de -25ºC à 25ºC la nuit.
Formalités
Visa
Pour entrer au Népal, un visa est requis. Rien de compliqué : les Canadiens l’obtiennent à l’arrivée, directement à l’aéroport de Katmandou. Comptez environ 50 USD pour un séjour de 30 jours, à payer comptant en dollars américains (prévoyez des billets récents et en bon état, les guichets sont pointilleux). Munissez-vous d’un passeport valide au moins six mois après l’entrée et d’une photo format passeport.
Envie de gagner du temps ? Vous pouvez aussi remplir le formulaire à l’avance sur le portail officiel de l’immigration népalaise. Une chose à garder en tête : les règles changent parfois, alors nous vous invitons à valider les tarifs et conditions avant le départ. Nous restons là pour vous accompagner dans les démarches.
Réservation des billets d’avions
- La protection de l’OPC
- Un accompagnement en cas de modification, annulation ou retard
- La prise en charge des démarches de réclamation auprès des compagnies aériennes (sauf pour les bagages)
Assurance voyage
Veuillez-vous assurer que votre assurance voyage couvre les éléments suivants :
- Soins médicaux d’urgence et évacuation vers l’établissement de santé le plus proche (par transport terrestre et/ou aérien, selon la situation)
- Annulation et interruption de séjour
- Bagages
- Accidents liés au transport aérien
Si vous souhaitez obtenir une assurance ou simplement clarifier vos options, n’hésitez pas à nous contacter!
1. Quels sont les prérequis pour faire ce voyage ?
Il est impossible de savoir avec certitude si telle personne pourra faire le sommet d’une haute montagne. Trop de facteurs sont en cause : forme physique bien sûr, mais aussi détermination, expérience, esprit d’équipe, objectifs… Nous ne sommes pas devins, mais nous faisons le maximum pour que toutes les conditions soient réunies afin de réaliser nos objectifs. Nous demandons donc 3 choses à chaque voyageur qui veut participer au voyage :
- Un Curriculum Vitae de vos expériences en montagne (ici et à l’étranger).
- Discuter avec notre spécialiste ou un guide de montagne chez Karavaniers… pour que les vraies choses soient dites !
- Que vous ayez autant que possible une expérience préalable de cramponnage. À cet effet, des cours de montagne sont tout indiqués. Ces cours ne sont pas un pré-requis essentiel (souhaité cependant) pour tous les voyages, c’est pour cela que la rencontre avec un guide vous permettra de bien orienter votre choix.
2. Faut-il une expérience d’alpinisme pour gravir le Tashi Lapcha et le Pachermo ?
Pas d’alpinisme technique au sens strict, non. Ni escalade pure, ni gestes de grimpe à maîtriser au préalable. Le Pachermo se gravit sur un glacier peu pentu, encordé, crampons aux pieds et piolet en main, et le col du Tashi Lapcha se franchit sur névé puis sur une paroi équipée de cordes fixes, avec descendeur et baudrier. Notre équipe locale installe et sécurise tous ces passages, pas à pas.
Cela dit, ce voyage se classe très exigeant, et ce n’est pas un mot en l’air. Il faut une solide condition physique, une vraie habitude de la randonnée en haute montagne, et idéalement une première expérience du glacier ou des cordes fixes (une via ferrata compte). Le froid mordant, l’altitude et la fatigue qui s’accumule sur plusieurs journées au-dessus de 4000 mètres pèsent bien plus lourd que la difficulté technique elle-même. C’est un terrain qui demande de la robustesse, de l’endurance et une bonne capacité à composer avec l’inconfort.
En clair : pas besoin d’être alpiniste chevronné, mais il faut être un marcheur aguerri, à l’aise en altitude et prêt à mettre crampons et baudrier pour de longues journées d’effort.
3. Comment se passe la journée de l’ascension du sommet ?
Départ du camp haut très tôt le matin (souvent entre 2h et 4h) pour profiter des conditions de neige gelée et atteindre le sommet avant que le soleil ne ramollisse la surface. La progression se fait encordée, en crampons, avec piolet. Le dénivelé du jour est important et l’effort à cette altitude est considérable. L’aller-retour camp haut – sommet – camp haut peut prendre entre 6 et 10 heures selon les conditions.
4. Quelle préparation physique est nécessaire ?
Le voyage est classé « très exigeant » (niveau 5/5). Il faut un entraînement sérieux, commencé plusieurs mois à l’avance : cardio régulier (course, vélo, natation), randonnées avec dénivelé significatif (1000 m+), et idéalement des sorties en montagne avec crampons si possible. L’endurance compte plus que la puissance. Le trek d’approche avant l’ascension est déjà un effort conséquent, et il faut arriver au camp de base en bonne forme, pas épuisé.
5. Que voit-on depuis le sommet du Pachermo ?
Depuis les 6273 mètres du Pachermo, le regard porte loin, très loin. Tout près, le massif du Rolwaling déploie ses arêtes et ses glaciers. Et au fond de l’horizon se dressent les géants du Khumbu : l’Everest, le Makalu, le Cho Oyu, sans oubliez le Gaurishankar, cette montagne sacrée qui domine toute la vallée que l’on vient de remonter.
Par temps clair, on embrasse d’un seul regard les deux mondes que relie ce voyage : d’un côté le Rolwaling sauvage et reculé, de l’autre le versant du Khumbu vers lequel on s’apprête à basculer. Un panorama que très peu de marcheurs ont la chance de contempler chaque année.
6. Dort-on en tente pendant tout le voyage ?
Non, mais souvent, oui. La tente, c’est la majorité des nuits, dès qu’on entre dans la vallée du Rolwaling et pendant toute la partie en haute montagne. Un terrain rustique et reculé, où le campement devient notre maison du soir, montée et démontée chaque jour par notre équipe locale. Le reste du temps, on dort sous un toit. Quelques nuits en hôtel à Bhaktapur et à Katmandou, au début et à la fin. Et des nuits en lodge dans le Khumbu, du côté de Namche Bazaar, une fois le col franchi.
C’est le prix, et le charme, d’une vallée aussi isolée : là où il n’y a ni route ni village, on dort au plus près de la montagne, sous un ciel d’altitude comme on en voit rarement.
7. Quels sont les risques spécifiques à une ascension à plus de 6000 mètres ?
Au-delà de 6 000 m, les risques liés à l’altitude augmentent significativement : mal aigu des montagnes (MAM), œdème pulmonaire ou cérébral de haute altitude (OPHA, OCHA), hypothermie, gelures. Le guide Karavaniers est formé en premiers soins en régions isolées ainsi qu’en gestion des risques reliés à l’altitude. Une assurance voyage couvrant les évacuations héliportées depuis la haute altitude est obligatoire.
Karavaniers est muni de l’équipement de sécurité nécessaire pour gérer les risques liés aux pathologies d’altitude comme un oxymètre/saturomètre, accès à de l’oxygène, et un caisson hyperbare.
8. Qui est le guide Karavaniers sur ce circuit?
François-Xavier Bleau, spécialiste voyages et guide chez Karavaniers. FX a une solide expérience de la haute altitude himalayenne. Il a effectué 3 ascensions de cette montagne ainsi que plusieurs autres « trekking peaks » au Népal. Il guide en haute montagne depuis près de 20 ans.
Notre équipe sur place est composée d’un sirdar sherpa, responsable de l’ensemble de son équipe, d’un chef cuisinier, de porteurs et de personnel de camp. Pour la portion en montagne, nous serons accompagnés de guides de haute montagne (climbing sherpas) selon un ratio d’un guide pour trois personnes. Cette équipe fait partie de nos voyages depuis plus de 25 ans.
9. Combien de jours dure le trek d’approche avant l’ascension ?
Environ huit à neuf jours de marche avant le jour du sommet. Le trek s’amorce au cinquième jour du voyage, par une longue route en jeep jusqu’à Chetchet (8 à 9 heures), puis se fait à pied dès le lendemain, en remontant lentement la vallée du Rolwaling.
La montée est progressive : Dokhang, Beding (où nous marquons une journée de repos et d’acclimatation), Na, puis les hauteurs jusqu’à Ngole, où une journée de réserve est prévue avant l’objectif. L’ascension du Pachermo a lieu au quatorzième jour du voyage.
Cette lenteur est voulue. En gagnant l’altitude petit à petit, le corps a le temps de s’adapter, et l’on se présente au pied du sommet dans les meilleures conditions possibles. C’est le cœur de notre approche.
10. Le Pachermo est-il un bon premier 6000 m ?
Oui, pour un marcheur déjà aguerri à la haute montagne. Le Pachermo (6273 m) est classé « trekking peak » par la NMA et ne présente pas de passage d’escalade pure : une pente de neige, une arête nord-nord-ouest bien dessinée, un glacier à remonter en cordée avec crampons, piolet et baudrier. C’est l’un des sommets les plus accessibles pour goûter à l’alpinisme d’altitude.
La nuance tient au reste du voyage. Le sommet ne vient pas seul : il s’accompagne du col du Tashi Lapcha (5755 m), l’un des passages glaciaires les plus engagés du Népal, avec cordes fixes, descendeur et baudrier, sur un terrain exposé et sans possibilité d’évacuation rapide. C’est cette traversée, plus que le sommet, qui fait basculer l’ensemble dans la catégorie très exigeante.
En clair : le Pachermo est un excellent premier 6000 m pour qui est déjà habitué à la haute montagne, mais ce n’est pas une initiation en douceur. Le sommet est abordable. Le chemin pour l’atteindre et en revenir, lui, réclame de l’expérience.
Si vous n’avez jamais dépassé les 4500 m, envisagez d’abord un trek exigeant comme l’Everest/Thame ou le Kangchenjunga pour tester votre réponse à l’altitude avant de viser le Pachermo et la Tashi Lapcha pass.
François-Xavier Bleau
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