Monts Sibyllins, la Dolce Vita dans les montagnes méconnues d'Italie
Où mieux savourer la Dolce Vita qu’en Italie, quand, après une journée de marche dans des montagnes étonnamment… montagneuses (mais oui !), le randonneur fourbu et heureux s’attable à la terrasse d’un petit village de pierres ?
Dans le monde du trek, la réputation des Marches et de l’Ombrie n’a pas encore franchi les frontières du pays. Pourtant, dans le parc national des Monts Sibyllins, enneigé une bonne partie de l’hiver et arpenté par le loup des Apennins, l’aigle royal et le chamois, c’est bel et bien une âme montagnarde qui règne.
Notre idée : débuter dans les terres des légendaires Sibylles, ces antiques prophétesses que l’on disait tapies au creux des grottes. Ici, le paysage déroule ses villages perchés, ses lacs glaciaires (le lac de Pilate et sa sombre légende de Ponce Pilate ne sont pas les moindres) et, au printemps, la fameuse fioritura, quand le plateau de Castelluccio se couvre d’un tapis de coquelicots et de fleurs de lentilles. C’est à pied, dans ces reliefs cabossés que domine le Monte Vettore, que l’on part à la rencontre des traditions rurales.
Puis cap sur l’Ombrie, sur les traces de saint François, de Norcia à Assise en passant par Spoleto. Là encore, la randonnée reste le plus beau des passeports vers la culture locale : celle des monastères et des vieilles pierres, mais aussi celle de la table, car on ne quitte pas ces montagnes sans avoir goûté aux lentilles de Castelluccio, à la truffe noire de Norcia… et, bien sûr, au fromage !
Points forts
-
9 jours de trek en montagne, sans aucune nuit en camping.
- La Dolce Vita à l’honneur : la cuisine traditionnelle régionale, le temps de se rafraîchir en terrasse entre la rando et la douche, un lit confortable… et de bonnes randonnées bien sûr!
- Une zone très préservée du grand tourisme ; un vrai luxe en Italie.
- La variété des journées : les paysages changent, la culture est riche et les gourmands seront récompensés.
- La découverte de petits villages ruraux charmants et des villes de taille réduite, mais bourrées de monuments historiques comme Assise et Spoleto.
Intention d’itinéraire
Jour 1

Vol pour l'Italie
Jour 2

Arrivée dans les Monts Sibyllins
Jours 3 et 4

Premières explorations du cœur sauvage des Sibyllins
Jour 5

Traversée vers les hauts plateaux
Jours 6 et 7

Les grands espaces de Castelluccio
Jour 8

Traversée du massif vers la vallée de Norcia
Jours 9 et 10
Entre villages ombriens et traditions locales
Jour 11

De Spoleto à Assise
Jours 12 et 13

Assise et les paysages de Saint François
Jour 14
Retour à Rome et au Québec
Dates et prix
Dates en cours de préparation, contactez le spécialiste pour plus d'informations.
NOS PRIX COMPRENNENT :
- L’encadrement tout au long du séjour par un guide Karavaniers.
- Tous les repas, sauf 1 souper et 2 midis.
- L’hébergement tel que décrit dans le programme.
- Les transports terrestres prévus au programme.
- Les visites et activités prévues au programme, sauf indication contraire.
- Le matériel commun lorsque requis.
- L’absorption des émissions de gaz à effet de serre liées au voyage.
- Votre contribution au Fonds Plein Air – 1 % pour la planète.
NOS PRIX NE COMPRENNENT PAS :
- Le billet d’avion international.
- Le souper du jour 11, le midi du jour 13 et les repas (midi-soir) du jour 14.
- Le pourboire au guide Karavaniers (en moyenne entre 5 et 10€ par jour).
- L’occupation simple, si demandée à l’inscription et sous réserve de disponibilité.
- Les boissons et les dépenses personnelles.
- L’équipement personnel, tel que précisé dans la liste d’équipement fournie.
- Les transferts aéroport – lieu d’hébergement – aéroport si vous ne voyagez pas aux mêmes dates ou aux mêmes heures que le groupe.
- Les assurances voyage, à souscrire avant le départ (se référer aux formalités).
- Les vaccins requis ou recommandés, à valider auprès d’une clinique du voyageur.
- Les frais de visa lorsque requis dans le pays visité.
- Les frais de dossier de 50 $ CAD, plus taxes, par personne et par voyage.
- Le Fonds d’indemnisation de l’Office de la protection du consommateur, 0,10% des prestations terrestres et aériennes. Remise applicable depuis le 1ᵉʳ janvier 2024.
- Tous les frais résultants d’un cas de force majeure ne pouvant être imputés à l’agence Karavaniers (notamment les conditions météorologiques défavorables, les situations géopolitiques, les catastrophes naturelles, les grèves, etc.).
Agir pour la planète
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Apolobamba, trek au nord de la Cordillère Royale
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Notre approche du voyage
Un parc national que personne ne connaît (ou presque)
Sans se mentir, qui a déjà entendu parler des monts Sibyllins ? Peut-être que les régions d’Ombrie et des Marches viennent faire écho dans certains esprits curieux, mais ce parc national reste méconnu des randonneurs étrangers. Quand Marta, notre guide et contact en Italie, nous en a parlé, elle a suscité notre intérêt et notre curiosité de voyageurs : des villages typiques, de belles montagnes, la douceur de vivre, les sentiers de randonnée, des monuments historiques et cet esprit résolument montagnard qui y règne. C’est ce qu’on aime dans nos voyages Dolce Vita européens.
On va se le dire… Que c’est ambitieux d’oublier les grands itinéraires emblématiques italiens (la Toscane, les Dolomites, les Pouilles, les Cinq Terres, la Vallée d’Aoste, la Sardaigne…) le temps d’un voyage de randonnée ! Et pourtant, même pas peur ! Notre pari est que l’absence des foules touristiques prend l’avantage sur la renommée… car ce qui importe, c’est bien le plaisir de marcher et de découvrir cette magnifique région ô combien intéressante ! Foi de randonneurs !
Prendre le temps, pour de vrai
Notre souci dans la création de ce voyage est de minimiser les transferts et de passer plusieurs nuits à chaque étape : ne pas courir sous peine de ne rien voir et de finir essoufflé par un rythme intense qui ne laisse pas place à cette fameuse Dolce Vita. Ce qui ne veut pas dire que les journées de marche ne sont pas exigeantes : c’est un vrai voyage de randonnée ! On s’installe donc pour 3 nuits à chaque hébergement, avec deux journées en étoile (donc en revenant au point de départ) et une traversée jusqu’au prochain village à pied. Notez que comme au Pays basque, géographie oblige, certaines randonnées demandent de s’avancer jusqu’à leur départ : on prend alors notre véhicule pour 15 ou 30 min, c’est le compromis qu’on doit faire pour garder des journées équilibrées.
Les Sibyllins après le séisme de 2016
À noter que la région a subi un grand tremblement de terre en 2016 et de fortes répliques, rares sont les bâtiments qui en ont été indemnes. Depuis, les maisons les moins atteintes ont été renforcées et réoccupées, les habitations et magasins temporaires sont toujours utilisés pour les autres. Les plus grands monuments religieux et communaux ont été rebâtis ou sont en train de l’être (il ne restait parfois qu’un amas de pierres ou qu’un mur debout). D’autres attendent plus longtemps : le petit bourg perché de Castelluccio, par exemple, n’est toujours pas relevé. Certains sentiers ont été fermés par crainte des chutes de pierre et éboulis. Les travaux sont actuellement en plein essor pour les églises plus modestes et les maisons, dans chaque village. C’est en fait… l’un des plus grand chantier de reconstruction d’Europe ! Chaque année, de nouveaux bâtiments sont retapés ou reconstruits : les villages sont donc changeants.
Alors, que faire ? Y aller ou attendre 10 ans de plus ? De notre côté, la question ne s’est pas posée. Certes, on voit des grues, des barrières et voiles de protection : moins « instagramable », mais cela fait partie de la réalité de la région. Les montagnes sont toujours là, superbes, la chaleur des habitants aussi. Chaque année, les murs se relèvent, le chantier se déplace ou réduit, la Dolce Vita est toujours au rendez-vous. Comme nous !
Niveau de difficulté : Modéré
Comptez bien : ce sont bel et bien 9 journées de marche prévues, sans compter la petite balade du jour de l’arrivée : 3 plutôt accessibles, 2 moyennes et 4 plus exigeantes. On calcule en moyenne 4 à 7h de marche par jour, sans compter les pauses.
La première journée de randonnée est plus courte pour commencer en douceur, mais on l’étire sur la journée. Les journées plutôt accessibles représentent 10-12 km et 300 à 650m de dénivelé. Les quatre journées plus exigeantes atteignent ou dépassent les 1000m de dénivelé positif et cumulent entre 16 et 20 km. Les journées moyennes sont donc… entre les deux ! Le jour 10 donne repos aux jambes et fait travailler le palais.
Il est possible de prendre certaines autres journées de congé en restant au village ou en montant éventuellement avec les bagages (à coordonner la veille avec le guide).
Les sentiers sont bien marqués, ce sont des chemins de montagne (donc parfois accidentés, étroits, etc.). Moins de roches qu’en Crète ceci dit ! Seule l’ascension du Monte Sibilla est un peu plus exposée (une chaîne rassure les moins à l’aise sur les quelques mètres les plus exposés).
L’altitude n’est pas un enjeu. On ne porte que son sac de jour.
Nos itinéraires s’adressent à des voyageurs en bonne forme, pratiquant la randonnée en montagne ou du kayak régulièrement. Un bon mental complète avantageusement les aptitudes physiques. Le niveau des voyages est évalué dans des conditions météorologiques « normales »… une tempête violente, un froid polaire, une chaleur extrême, et l’effort ressenti deviennent tout de suite plus intenses.
Encadrement
Au cœur de cette aventure, il y a nos guides, véritables chefs d’orchestre. Quel est leur rôle ? À découvrir ici.
Le groupe est pris en charge par Marta qui vous attend sur place : c’est chez elle que nous allons ! Italienne francophone passionnée de montagne, elle vit dans l’un des villages du parc des Monts Sibyllins et en est une chaleureuse ambassadrice. Marta connait tellement bien cette région qu’elle a écrit des libres et topo-guides de randonnée, créé le fameux sentier du Grand tour des Sibyllins, mis à jour les cartes… Sa sympathie naturelle font que les portes s’ouvrent amicalement dans tous les lieux où elle amène ses groupes. Quelle chance !
Nos guides travaillent main dans la main avec nos équipes locales, des partenaires de confiance qui sont les gardiens de leur territoire. Ensemble, ils coordonnent chaque aspect de votre voyage. Leur expérience leur permet de réagir rapidement et efficacement face aux défis logistiques ou environnementaux sur le terrain.
Hébergements & Repas
Hébergement
Toutes les nuits se passent dans de simples, mais confortables petits hôtels ou auberges. On prend un grand plaisir à se loger dans les agriturismo : des hébergements touristiques situés sur une exploitation agricole en activité dont les repas mettent à l’honneur les produits locaux. Ça nous offre une belle immersion dans la vie rurale.
Chambres doubles, salle de bain privée.
Repas
Faut-il encore préciser qu’on mange bien en Italie ?! Évidemment, les repas font honneur aux produits et habitudes culinaires locales. Le soir, on soupe soit à l’hébergement, soit dans un des restaurants à proximité, selon le village. Le midi, pique-nique fourni par le guide. Miam !
Transport & Bagages
Transport
Nous alternons les transports privés avec les trains ou navettes publiques dès qu’elles existent. C’est le cas jusqu’à certains points de départ dans le parc national (navette) ou entre les villes de l’Ombrie vers la fin du séjour. Le retour à Rome se fait aussi en train, puis on utilise la navette vers l’aéroport.
Bagages
Les bagages sont transportés d’un hébergement à l’autre par véhicule, vous ne portez que votre sac de jour. Pensez à voyager léger, votre voyage n’en est que plus confortable (chambres à l’étage sans ascenseur, déplacement à pied vers les gares ou bus). La liste d’équipement suggéré est fournie à l’inscription.
Climat
La région est étonnamment (pour nos préjugés sur la Dolce Vita italienne) enneigée en hiver. Et plutôt chaude en été. Nous visons donc le printemps et l’automne, avec une petite préférence pour la période de la spectaculaire floraison (juin-juillet). On s’attend à des températures entre 20°C et 25°C en journée, parfois un peu moins, parfois un peu plus, selon l’altitude, la météo du jour… et la chance qu’on a (épisodes caniculaires ou fraîcheur exceptionnelle, la météo est de moins en moins prévisible). Quelques gouttes de pluie sont toujours possible, mais pas majoritaires. Le soir, la fraîcheur tombe.
Formalités
Passeport et visa
Un passeport canadien valide au moins six mois après la date de retour est exigé, avec deux pages vierges.
Assurances
Avant de partir, assurez-vous d’être bien couvert. Votre assurance devrait inclure :
- Les soins médicaux d’urgence et le rapatriement, y compris les évacuations héliportées ou aéroportées si la situation l’exige;
- L’annulation et l’interruption de séjour, à hauteur des montants versés pour votre voyage;
- Les bagages
- Les accidents de voyage
Les assurances annulation et interruption doivent être achetées le jour même de votre réservation et du paiement du dépôt, faute de quoi vous risquez de ne pas être couvert. Besoin d’une couverture ? Nous proposons une formule efficace, écrivez-nous.
Réservation des billets d’avion
Le billet d’avion n’est pas compris dans le prix du voyage. Une fois le départ confirmé, nous vous soumettons des propositions de vols, selon vos préférences et les tarifs de notre fournisseur aérien au moment de la réservation.
Réserver par notre entremise présente trois avantages :
- La protection de l’Office de la protection du consommateur (OPC)
- Un accompagnement en cas d’annulation ou de retard de vol
- Un suivi de votre dossier en cas de réclamation auprès de la compagnie aérienne
Vous préférez réserver vos vols vous-même ? C’est possible, mais veillez à les faire coïncider avec notre itinéraire, pour que les transferts entre l’aéroport et l’hôtel s’organisent sans accroc. Toute arrivée ou tout départ en dehors des horaires du groupe pourrait rester à votre charge. Au besoin, parlons-en.
Foire aux questions
Il y a des loups. Est-ce dangereux de randonner ?
Non, et c’est même plutôt une bonne nouvelle. Le loup des Apennins est d’une timidité maladive : il vous a repéré, senti et évité bien avant que vous ayez soupçonné sa présence. Une attaque sur un randonneur relève de la légende, pas du fait divers. La vraie rencontre à connaître, c’est plutôt le gros chien blanc de berger (le pastore maremmano) qui garde les troupeaux : impressionnant mais pas méchant, il suffit de ralentir, de le contourner sans le fixer et de ne pas s’approcher des bêtes. Votre guide vous explique. Ah, et comme partout dans les Apennins, on regarde où l’on pose les mains sur les rochers chauds, la vipère aspic aime y lézarder.
La cuisine est très portée sur le cochon. Et si je suis végétarien ou allergique ?
Vous avez vu juste : Norcia est carrément la capitale historique de la charcuterie italienne, au point que le mot norcino y désigne le maître charcutier. Autant dire que le carnivore sera au paradis. Mais le végétarien ne jeûnera pas pour autant : la fameuse lentille de Castelluccio, les légumineuses, le pecorino, les légumes de saison et l’huile d’olive locale offrent de quoi festoyer. L’important reste de signaler ses restrictions ou allergies à l’inscription, pour que Marta et les hébergements s’organisent tranquillement en amont.
Est-ce vraiment aussi tranquille qu’on le promet ?
Oui, à 95 pour cent. Sur les sentiers, dans les gorges, sur les crêtes, vous croiserez surtout des randonneurs italiens et le silence. La seule exception, c’est le plateau de Castelluccio au plus fort de la fioritura : les week-ends de pleine floraison attirent les Italiens en nombre, au point que la circulation y est parfois réglementée. Rien qui gâche l’expérience, mais pour qui rêve d’un plateau désert et fleuri à la fois, mieux vaut viser un jour de semaine. Dans les villages, on entend en journée (quand nous marchons donc !) les travaux de reconstruction post-séisme de 2016.
Parle-t-on français ou anglais sur place ?
Marta, notre guide, est italienne et francophone, donc le pont est assuré tout au long du voyage. Dans les villages, on parle surtout l’italien, avec quelques bribes d’anglais dans les lieux touristiques. Trois mots d’italien glissés au comptoir (un buongiorno, un grazie) ouvrent bien des sourires : la langue de Dante se prête merveilleusement à l’apprenti bavard.
Ça vaut le coup en octobre, sans la floraison ?
Absolument, c’est simplement une autre Italie. Les hêtraies s’embrasent de roux et d’or, les plateaux prennent des teintes de miel après la récolte des lentilles, l’air se fait vif et cristallin, et les foules estivales ont plié bagage. C’est aussi la saison des sous-bois et des tables d’automne, quand la truffe et le gibier entrent en scène. Moins de couleurs au sol, plus de couleurs aux arbres : le troc est honnête. D’autant plus que la floraison de Castelluccio ne concerne que 1 ou 2 jours de notre voyage.
Puis-je prolonger le voyage ou le combiner avec autre chose ?
Volontiers, et la géographie s’y prête. Comme on arrive et repart de Rome, il serait dommage de ne pas s’offrir un ou deux jours dans la Ville éternelle. Côté Ombrie, Pérouse ou Orvieto valent le détour, et la Toscane n’est pas loin pour qui veut enchaîner. D’Assise ou de Rome, les trains italiens desservent de nombreuses régions, de quoi se régaler. L’équipe peut vous conseiller sur les prolongations, même si l’organisation de ces jours supplémentaires reste à votre main.
Aura-t-on du réseau et du wifi ?
Dans les villages et les agriturismos, en général oui, de quoi envoyer un signe de vie. En montagne, le réseau se fait capricieux, et c’est un peu le charme de l’affaire. Considérez-le comme une invitation à la déconnexion : ici, la seule notification qui compte est celle d’un chamois sur la crête ou d’un fromage qui sort de la cave.
Peut-on partir seul ? Quelle est l’ambiance et l’âge du groupe ?
Oui, on peut tout à fait s’inscrire en solo, et c’est même une belle façon de voyager : le groupe (de 5 à 12 personnes) devient vite une petite tablée complice, soudée par l’effort partagé et les fous rires en terrasse. Les voyageurs Karavaniers de ce type d’itinéraire sont en général des adultes actifs et curieux, souvent entre la quarantaine et la belle soixante-dizaine sportive, mais l’âge compte moins que la forme et l’état d’esprit. On y vient pour marcher, découvrir et prendre son temps, pas pour battre des records. Un mot toutefois pour qui voyage seul : la chambre individuelle est possible sur demande et selon disponibilité, moyennant un supplément.
Trouve-t-on de l’eau sur les sentiers ?
En montagne, il ne faut jamais présumer d’une source, mais les Sibyllins sont un massif bien pourvu en fontaines de village et en points d’eau. Le guide indique chaque matin où l’on peut remplir sa gourde. La règle d’or reste de partir chaque jour avec au moins deux litres, surtout lors des journées les plus exigeantes ou par forte chaleur estivale. Une gourde filtrante peut rassurer, mais elle n’a rien d’indispensable ici.
Les cartes bancaires passent-elles dans ces petits villages ?
Oui pour l’essentiel, mais un peu de liquide reste votre meilleur allié. Les hôtels, agriturismos et restaurants acceptent presque tous la carte, en revanche la petite épicerie de montagne, le producteur de lentilles ou le café de hameau préfèrent parfois les espèces. Les distributeurs se font rares une fois dans les hauteurs : mieux vaut retirer quelques euros à Rome ou dans une ville de taille moyenne avant de gagner les villages. De quoi s’offrir un cornet de lentilles ou un verre de sagrantino sans se retrouver bredouille.
Comment se préparer physiquement avant le départ ?
Le meilleur entraînement pour la randonnée, c’est la randonnée. Dans les mois qui précèdent, l’idéal est de marcher régulièrement en terrain vallonné, avec le dénivelé pour vrai juge de paix : ce sont les montées et surtout les descentes qui sollicitent le plus les jambes. Quelques sorties de cinq à six heures, sac au dos, vous mettront dans les meilleures dispositions pour enchaîner les journées sans souffrir. Le vélo, la natation ou la course entretiennent le souffle, mais rien ne remplace le fait d’habituer ses pieds et ses genoux au relief. Un bon mental et l’envie d’être là font le reste.
Ce voyage sur les traces de Saint François, est-ce un pèlerinage religieux ?
Pas du tout, rassurez-vous. On chemine sur les pas de Saint François comme on suivrait le fil d’une belle histoire, celle d’un homme du XIIIe siècle qui a préféré les oiseaux et la pauvreté aux fastes de son temps, et dont l’esprit imprègne encore ces collines. C’est une immersion culturelle, spirituelle au sens large, historique et paysagère, ouverte à tous, croyants ou non. On visite Assise pour la splendeur de sa basilique et la douceur de ses ruelles autant que pour sa charge sacrée. La seule dévotion vraiment exigée ici est celle du marcheur envers la beauté du monde.
Alexandre Choquette
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